Le Conseil départemental continue le serrage de vis

Chaque année, cela fait partie des votes les plus attendus dans les différentes collectivités territoriales. Ce vote, c’est celui du budget. En janvier dernier, ce vote avait été au cœur de toutes les attentions au Conseil départemental. Et pour cause, le premier budget présenté par la nouvelle majorité – aux affaires depuis avril 2015 – présentait une hausse des taux d’imposition de 29%. Un vrai budget de rigueur afin d’assainir les comptes de l’instance. Cette décision a entériné la fin de services comme des aides aux jeunes et familles (lire notre article). L’Essonne se sépare également avec ce budget de plusieurs symboles du 91 comme le festival Cinéssonne, la Carte jeune ou encore la mise en vente du domaine de Méréville (lire notre article). Pendant ce temps, les structures dépendant de l’aide sociale se voient signifier des ajustements de leurs paiements dus par le Conseil départemental (lire notre article). Les élus auront débattu pendant près de 10 heures avant d’approuver ce budget. Un record qui n’aura pas été battu lors du vote du budget 2017, voté en exceptionnellement en décembre.

L’après Opievoy se dessine

12 000 foyers essonniens concernés par le démantèlement de l’Opievoy, cet organisme HLM qui a officiellement disparu au 31 décembre 2016. Dès ce début janvier, le conseil de surveillance du nouveau groupe HLM (lire notre article) qui remplace le bailleur se réunit à Versailles pour fixer les orientations de ce mastodonte du logement social. Après une année 2016 marquée par des incertitudes quant au devenir de ce patrimoine (lire notre article), les repreneurs de l’Opievoy, dont la structure interdépartementale devenait caduque avec l’application de la loi Alur au 1er janvier, s sont faits attendre, ce qui a provoqué plusieurs inquiétudes chez les locataires essonniens (lire notre article). Des craintes en partie levées début décembre après des garanties données aux locataires sur les loyers et charges, ainsi que sur les réhabilitations de logement, de la part du ministère.

Grand stade, stop ou encore ?

C’est sans conteste le feuilleton dramatique de 2016, puisque le projet phare de Grand stade de rugby à Ris-Orangis, dans les cartons de la FFR depuis 5 ans, a été officiellement enterré en décembre par la nouvelle direction de la Fédération et son président Bernard Laporte (lire notre dossier). Pourtant, l’Etat et son Premier ministre, un certain Manuel Valls, s’étaient fortement engagés pour ce projet et son financement, en l’incluant avant l’été dans un « contrat d’intérêt national » (lire notre article). Malgré les réserves émises par la Cour des comptes en début d’année (lire notre article), élus et responsables politiques locaux misaient fortement sur ce stade comme fer de lance pour le territoire. Au point d’imaginer tout un quartier autour du site et jusqu’à la gare d’Orangis (lire notre article). En ce début 2017, les maires d’Evry et Ris-Orangis notamment, espèrent toujours convaincre la FFR de revenir sur sa décision d’abandonner le projet, tandis que les écologistes imaginent déjà à sa place du maraichage bio.

Notre dossier sur le Grand stade

Il va falloir s’armer de patience pour les transports en commun

Que dire sur ce qui va impacter – et qui impacte parfois déjà – le quotidien des gens sur la question très épineuse des transports en commun ? Un vaste chantier pourrait-on répondre, et à plus d’un titre. Au sens propre tout d’abord, les pelleteuses et les bulldozers ont envahi le paysage du centre-ville de Juvisy et plus précisément de la gare. Et ces engins ne sont pas prêts de quitter les lieux. En effet, avec un programme estimé à 97 millions d’euros, celle qui est l’une des gares les plus fréquentées d’Ile-de-France, hors Paris, doit devenir un grand pôle intermodal d’ici l’horizon 2020. Les travaux entamés depuis 2015 sont donc loin d’être terminés. Les multiples déviations qu’ils entraînent dérangent déjà les riverains ou usagers du RER. D’autant plus que le pont qui surplombe les rails – déjà fermé aux véhicules – sera fermé fin 2017 aux piétons.

Autres travaux de taille concernant les transports en commun : ceux concernant le tram-train Massy-Evry. Après bientôt huit ans d’études autour de ce projet, celui qu’il faut désormais nommé Tram 12 Express est en train de sortir doucement de terre. Mais avant de pouvoir relier à l’horizon 2020 Massy et Évry en moins de quarante minutes, une lourde phase de travaux doit encore se faire. Et ceux-ci impacteront le département dès cette année. C’est notamment le secteur d’Evry-Courcouronnes qui sera le plus concerné dès le printemps prochain.

Enfin, au sens figuré maintenant, la SNCF et le Stif préparent une nouvelle organisation du RER D pour 2019. Au programme concernant le sud de la ligne, un recentrage sur les branches principales en direction de Paris et de nouvelles correspondances pour les axes secondaires. Ce projet dénommé « SIA 2019 » vise à fluidifier le trafic sur le RER D d’ici 3 ans. Il consiste en une priorité donnée aux liaisons Melun-Villeneuve-Paris par Montgeron et Corbeil-Juvisy-Paris via Evry-Courcouronnes, au détriment des autres branches (Corbeil-Melun, Corbeil-Malesherbes, Corbeil-Juvisy via Ris-Orangis) qui deviendraient de fait des itinéraires secondaires. Mais à peine sorti des cartons, ce projet est déjà contesté, notamment par les élus du Sud-Essonne. La décision devrait tomber durant le premier semestre de cette année.

Les maux de la CAVYVS se résoudront-ils ?

Ce n’est pas encore du même acabit que la célèbre série Dallas, mais on s’en rapproche sur quelques points. La CAVYVS, comprenez communauté d’agglomération Val d’Yerres Val de Seine vit un véritable psychodrame depuis plus d’un an. Voici un bref rappel pour ceux qui ne seraient pas à jour. Depuis l’application du schéma régional de coopération intercommunale (SRCI) en janvier dernier, plusieurs intercommunalités ont fusionné pour former des ensembles de près de 200 000 habitants. En Essonne, les deux agglos du nord de la rive-droite ont connu cette mutation. La communauté d’agglomération du Val d’Yerres (CAVY) et l’agglo du Val de Seine (CASVS) se sont mariées, pour le meilleur et visiblement pour le pire. Car depuis la mise en place de cette nouvelle entité, les élus communautaires n’arrivent pas à se mettre d’accord sur des questions principalement financières. Si bien que depuis avril dernier, aucune discussion à ce sujet n’a pu aboutir par la signature d’un protocole viable et surtout entendable pour les deux ex-communautés d’agglomération. Les conseils communautaires sont devenus les lieux de l’expression de ce malaise et de cette incompréhension qui gangrène déjà la toute jeune CAVYVS.

Le dossier consacré à la CAVYVS

Cette agglo n’est pas la seule à souffrir de cette fusion organisée en deux ans. L’agglo Grand Paris Sud fait elle aussi débat concernant l’harmonisation des différents temps de travail du millier d’agents que compte cette nouvelle entité. Cela risque peut-être de s’amplifier. En effet, durant le premier semestre de cette année, d’autres agents vont être à leur tour concernés par ce programme d’harmonisation

Le dossier des rétros 2016