L’Opievoy, le bailleur public qui possédait 12 000 logements en Essonne et qui s’étendait sur trois départements sera démantelé le 31 décembre prochain et c’est une SA HLM qui a repris l’activité (lire notre article – abonnés)

Sur l’ensemble de ces logements, 3 200 sont situés à la Grande Borne à Grigny. Ce changement crée de nombreux débats, si bien que l’Amicale des habitants de la Grande Borne avait fait circuler une pétition pour obtenir des garanties concernant la reprise de l’activité. Selon eux, les réponses attendues n’ont pas été apportées : c’est pour cela qu’ils étaient ce samedi devant le Ministère du logement pour se faire entendre par la ministre Emmanuelle Cosse.

Ainsi, ils souhaitent quatre garanties : aucune augmentation des loyers, une juste représentation des locataires au conseil d’administration, la réalisation des travaux de rénovation de la Grande Borne ainsi que l’assurance que le repreneur aura la capacité financière de bien gérer et d’assurer l’entretien de la qualité des bâtiments.

Philippe Rio, maire de Grigny, soutient ses habitants. Il était d’ailleurs présent ce samedi pour la mobilisation. Il a déclaré que « l’Opievoy porte une part de responsabilité dans la situation d’apartheid que nous subissons. Chaque année, les loyers des 3 500 logements de la Grande Borne rapportent un bénéfice de 4 millions d’euros qui est transféré vers le reste du parc de l’Opievoy. Nous demandons justice et réparation pour les 12 000 habitants de la Grande Borne. Nous exigeons des garanties sur un niveau de service élevé, des espaces de vie améliorés et des nouvelles pratiques professionnelles en se fixant des ambitions partagées en matière de gestion et de transformation du quartier ».

Ces revendications ont été entendues par l’Etat. Le ministère du logement s’est engagé sur plusieurs points : les loyers n’augmenteront pas et ceux de la Grande Borne vont être réhabilité, les salariés de l’Opievoy seront maintenus sur le projet sans baisse de salaire.