Le 25 janvier dernier, le Département tenait une séance clé, relative au budget 2016 de l’instance. Après un débat d’orientation budgétaire (DOB) en décembre qui laissait présager de larges mesures d’économies, la nouvelle majorité (droite) issue des urnes en mars dernier, a présenté une série de coupes inédites dans le budget départemental (lire notre article). Justifiée selon le président François Durovray par « la mauvaise gestion » de la majorité précédente (gauche), cette politique d’économies a rapidement été contestée par les agents du Département et leurs représentants (lire notre article).

Outre les décisions concernant les services, les élus du Département ont voté une batterie de mesures pour assainir les comptes de l’instance, telle l’augmentation des taux d’imposition de 29%, ainsi que la fin de services comme des aides aux jeunes et familles (lire notre article). L’Essonne se sépare également avec ce budget de plusieurs symboles du 91 comme le festival Cinéssonne, la Carte jeune ou encore la mise en vente du domaine de Méréville (lire notre article). Pendant ce temps, les structures dépendant de l’aide sociale se voient signifier des ajustements de leurs paiements dus par le Conseil départemental (lire notre article).

A l’issue d’un débat de plus de 10 heures et des échanges houleux entre élus (lire notre article), le budget est finalement approuvé, alors que des centaines d’agents manifestent le jour même sous les fenêtres de l’Assemblée départementale (lire notre article). En plus des protestations de l’opposition, qualifiant ce vote de « hold-up » fiscal et social pour les Essonniens, les tensions ont été apparentes dans la majorité, avec le départ de trois membres récalcitrant dont Georges Tron (lire notre article). Ce vote restera sans conteste comme un moment central pour la vie de l’Essonne. Les politiques publiques vont ainsi radicalement changer, les associations et prescripteurs devoir fortement s’adapter, et les habitants faire avec ces changements annoncés.