C’est désormais officiel : au 31 décembre 2016, l’Opievoy, organisme HLM couvrant les départements de l’ex Seine-et-Oise a disparu. Avec la fin programmée des offices interdépartementaux, les 50 000 logements appartenant au désormais ancien bailleur ont été répartis entre différents organismes. Pour l’Essonne (12 000 logements) et les Yvelines (18 000), le parc a été transféré à une nouvelle structure, gérée par le groupe Action logement (ex 1% patronal), dans laquelle sont impliquées les deux départements (lire notre article – abonnés)

Et ce nouveau groupe HLM a un nom : Les résidences Yvelines Essonne. C’est ce que découvriront les locataires essonniens de l’ex-bailleur, dans des communes comme Grigny et Viry (3200 logements à la Grande Borne), Evry (1200 logements), Massy (1800), Corbeil-Essonnes (600), Les Ulis (680), Juvisy (820), Longjumeau (450), Palaiseau (750), ou encore Etampes (841 logements à Guinette). Leur prochaine quittance de loyer qui arrivera fin janvier sera ainsi habillée des nouvelles couleurs de cet organisme de logement social.

Pour le reste, aucun changement à prévoir selon les responsables de Les résidences, réunis lundi dernier à Versailles pour leur premier conseil de surveillance. Présidé par Raphaël Cognet, adjoint au maire de Mantes-la-Jolie et membre du Medef, le nouveau groupe entend proposer « une qualité de logement à nos locataires et nos entreprises ». Il devrait intégrer d’ici 6 mois d’autres résidences gérées actuellement par le 1% patronal pour former à terme un ensemble de 60 000 logements.

Pour les élus présents à ce premier conseil de surveillance, il s’agit aussi de confier à Action logement « la gestion du logement social avec une dimension entrepreneuriale, car nous considérons que ce n’est plus la mission des élus », selon les mots de Pierre Bedier, président du Conseil départemental des Yvelines. Son collègue de l’Essonne François Durovray parle pour sa part d’un « système fiable et innovant, tout en gardant un ancrage territorial ». C’est ainsi que des représentants des départements et de plusieurs agglomérations siègeront au sein de l’instance chargée de donner les orientations au nouveau groupe.

Les communes garderont aussi leur contingent d’attribution de logements, et l’élu essonnien de préciser que cela « simplifiera les démarches pour les maires ». Des représentants des locataires doivent être désignés avant l’été pour siéger au sein de l’instance de surveillance. Pour les salariés de l’ancien Opievoy, « aucune casse sociale » à attendre, promettent les nouveaux dirigeants du groupe. Les fonctionnaires seront quant à eux rattachés aux départements qui les mettront ensuite à disposition de Les résidences.