La France est candidate à l’exposition universelle en 2025. Le bureau international des expositions (BIE) devrait se pencher sur les candidatures en 2016–2017 et, dans cette optique, plusieurs sites sont d’ores et déjà à l’étude. Parmi eux, le Plateau de Saclay. Ce lundi, Jean-Christophe Fromantin, président d’ExpoFrance 2025 et par ailleurs maire de Neuilly-sur-Seine, est venu présenter le projet aux conseillers départementaux de l’Essonne. Ces derniers ont approuvé le projet, « saluant l’initiative ». Le Département est partenaire du projet, de même que la Communauté Paris-Saclay. David Ros, à la tête de l’opposition et également maire d’Orsay, a aussi assuré au nom du groupe RGE : « On ne peut que soutenir cette démarche ».
Laure Darcos, quant à elle, s’est réjouie du « bouleversement qu’il va y avoir sur le plateau de Saclay ».

C’est une « candidature de toute la France, a notamment déclaré Jean-Christophe Fromantin. L’homme est au cœur du projet. »

Avant de décrire les principes de la candidature française, soit « une expérience immersive et interactive, « une exposition en réseau » et « un moment de convivialité et d’apaisement ». Dans les faits notamment, un globe terrestre géant – sur le modèle de celui imaginé par Elisée Reclus pour l’exposition universelle de 1900 – interactif dans lequel les visiteurs pourraient « partager leurs cultures avec les peuples du monde entier », via entre autres la réalité augmentée. « Un concept qui revisite ce qui a fait le succès des grandes expositions universelles, avec une ouverture sur toute la France », a précisé Jean-Christophe Fromantin.

Pour ce faire, les penseurs de l’exposition universelle 2025 ont imaginé de grands axes entre les villes et les villages concernés. La N7 en fait partie et serait un « grand parcours de l’expo ». En amont, cela implique un « travail avec les maires de la N7 », selon Jean-Christophe Fromantin.

Quant aux chiffres, sur le papier, ils ont de quoi interpeller les élus locaux. Une expo universelle en France pourrait accueillir entre 45 et 60 millions de visiteurs, avec un impact total 23 milliards d’euros et « 60 000 emplois durables », a expliqué l’édile. Serge Dassault s’est inquiété pendant la séance de possibles financements publics, se disant « sceptique ». La « candidature est financée par 26 grandes entreprises françaises et d’autres acteurs, comme les universités, par un système de mécénat, et dès 2020, par une grande souscription des Français, qui en deviendraient les actionnaires « , l’a rassuré Jean-Christophe Fromantin.

La décision concernant les sites français devrait être prise avant l’été, avant la visite de la délégation du BIE.