En piste ! Pendant quatre jours, le parc Georges Brassens de Massy change d’ambiance. Un grand chapiteau a pris place avec ses lions, chameaux, dromadaires, etc… Pour cause : le festival international du cirque a lieu jusqu’à dimanche et c’est l’un des trois plus grand au monde ! Un dispositif impressionnant, à Massy on ne peut pas le louper ! Des panneaux indique le cirque, une partie de la route est coupée pour que les gens puissent se garer sur la bande d’arrêt d’urgence. Dans l’enceinte du festival, deux chapiteaux, un restaurant, une boutique de souvenirs, le rouge est le jaune sont rois pour ce festival international. Même si il a plutôt mal commencé. Ce jeudi matin, une lionne s’était échappée de sa cage (et a été finalement retrouvée) et les vents violents ont eu raison du show et la première représentation a donc été annulée. Une déception pour le festival mais les artistes seront de retour dès ce vendredi soir pour faire voyager les spectateurs et la séance annulée est reportée à dimanche matin à 10h30.

Une renommée internationale

Quoi qu’il en soit, mis à part le temps instable, les talents étaient bien prêts hier après-midi lors du filage : la répétition générale en costume. Une piste de 13 mètres de diamètre, de belles lumières, des costumes, des mises en piste grandioses : un véritable show ! De plus, cette année marque les 25 ans de ce festival, une fierté pour la ville et son maire Vincent Delahaye, « la ville n’a eu de cesse de soutenir cette manifestation dont la réputation dépasse aujourd’hui nos frontières ». Une organisation qui prend du temps comme l’explique Bata Gluvacevic, le président de l’association du festival, « nous préparons le spectacle un an à l’avance, il faut trouver les artistes et les faire venir, c’est un gros travail qui prend beaucoup de temps ». L’équipe de 50 bénévoles insiste sur le fait qu’il s’agisse d’un festival et non d’un cirque, c’est à dire que c’est un show mais aussi une compétition. Une nuance car ce n’est pas une troupe qui dévoile son spectacle mais une succession de numéros effectués par des troupes ou des artistes en solo. Russie, Mongolie, Royaume-Uni, Colombie : ils viennent du monde entier pour se produire sur la piste de Massy ! Pour départager les artistes lors du festival, un jury, qui sera présent samedi, composé de professionnels internationaux présidé par Genis Matabosh, le directeur général du festival de Figueras. Les récompenses sont le prix du président de la République, les pistes d’or, d’argent et de bronze et le prix du public qui peut remplir un bulletin de vote après le spectacle et ainsi soutenir son numéro préféré.

Un show qui divise

Des petits, des grands, le cirque n’a pas d’âge ! Plusieurs classes de maternelle et de primaire ont pu assister aux répétitions plein d’excitation. Et lorsque les premières notes de l’orchestre vivant, dirigé par Carmino D’Angelo, le compositeur de musique pour le cirque le plus connu en Europe, retentissent, tout le public applaudit en rythme. Sous leurs yeux ébahis, les numéros s’enchaînent avec quelques ajustement du metteur en piste pour parfaire les numéros. La sélections des meilleurs artistes au monde se succèdent donc. Un dresseur de rats, un clown au langage similaire aux « Minions » les petits personnages jaunes, des acrobates, un jongleur et des dresseurs comme Carlos Zavatta avec un numéro qualifié « d’exotique » par la maîtresse de cérémonie mais qui en a laissé plus d’un perplexe. Son numéro met en scène des animaux, ânes, dromadaires, chameaux, zèbres. Ils les fait marcher, sauter, s’assoir, tourner. Une surenchère d’animaux qui se font fouetter par moment. C’est cette partie du spectacle qui a dérangé Claude : « j’adore le cirque, voir des gens se dépasser physiquement, faire rire, tenir en haleine les spectateurs mais j’ai horreur des numéros avec les animaux, pour moi ce n’est pas leur place, ils n’ont rien demandé les pauvres ». A vous de juger sur la vidéo ci-dessous.

Les autres artistes montrent également leur talent, une troupe mongole a donner des frissons au public, ils se catapultent en faisant des sauts périlleux, en atterrissant sur les épaules de leurs camarades, eux mêmes perchés. Une jeune femme a livré une performance de hula-hoop aérien, mélangeant voltige et danse contemporaine sur la magnifique chanson de Jacques Brel « Ne me quitte pas ». Malgré des divisons sur la présence des animaux dans les cirques, le public est conquis par le festival. « J’ai trouvé ça très beau, certains m’ont fait mal au ventre tellement j’avais peur pour eux ! Ils sont doués et ça fait du bien de voir ça. » déclare Jacqueline, « moi j’aime bien le clown il était marrant mais je préfère quand les gens marchent sur le fil, j’aimerai essayer ! » rêve Zoé, future funambule qui sait ?

Un travail d’organisation et artistique énorme, qui font de ce festival l’un des plus grand du monde qui sera bien sûr de retour l’année prochaine pour encore plus de découvertes !

Pour plus d’informations sur les prochaines séances. 

Découvrez notre vidéo des répétitions :