La mobilisation des policiers se poursuit en Essonne. Après différentes actions lancées ces dernières semaines, le syndicat Alliance en appelle désormais à la population. L’objectif ? Montrer que les policiers ne sont pas les seuls à s’inquiéter de la dégradation de leurs conditions de travail.

Depuis lundi 21 novembre, Alliance invite donc les Essonniens à aimer leur sa page Facebook de soutien aux policiers du 91. Un « like » équivalant à signer la pétition « pour plus de policiers, et de moyens sur le 91 ».
« Avec un policiers pour 834 habitants, l’Essonne possède les plus mauvais chiffres d’Ile-de-France en la matière, expose Thierry Mazé, secrétaire régional d’Alliance. Et lorsqu’on ne peut pas assurer la sécurité par manque de moyens, ce sont les citoyens les premières victimes  ».
Une situation cristallisée par l’attaque incendiaire de deux patrouilles de police à Viry-Châtillon en octobre dernier : « Sur le terrain, nous observons une solidarité avec la population, certains nous soutiennent et sont bien conscients des difficultés que nous rencontrons, poursuit le syndicaliste. Nous souhaitons donc les associer pour que nos dirigeants prennent pleinement conscience que nos conditions de travail conditionnent la sécurité de nos concitoyens ».

Plusieurs tables-rondes prévues d’ici fin novembre



Pour donner plus de poids à leur action, les représentants d’Alliance remettront « le nombre de j’aime, de cliques, de partages et de visites » lors d’un Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) qui se tiendra le 29 novembre prochain à Paris. « La préfète devrait également s’en faire le relais auprès du ministère de l’Intérieur  », ajoute Thierry Mazé.

Entre-temps, les forces de l’ordre essonniennes seront fixées sur l’avenir des tâches indues (surveillance des tribunaux, des bâtiments publics ou encore du domicile de personnalités) jugées « chronophages » par certains. Une table ronde sur le sujet est prévue le mercredi 23 novembre à la préfecture d’Evry, en présence de la préfète de l’Essonne mais aussi des représentants des secteurs judiciaire et pénitentiaire. Idem à propos de la révision du statut de la légitime défense qui sera à l’ordre du jour d’une réunion prévue fin novembre : « On va attendre, mais il n’y a pas pour l’instant de véritables changements palpables  », conclut Thierry Mazé.

En attendant d’obtenir gain de cause sur ses revendications, le syndicat Alliance 91 a annoncé poursuivre sa politique de « service minimum », qui consiste à n’intervenir qu’en cas d’urgence.