Son sursis n’aura duré qu’un an. Alors qu’elle avait été sauvée l’année dernière suite à une forte mobilisation, la Trésorerie des Ulis devrait cette fois fermer pour de bon dès ce 31 décembre. La Direction départementale des Finances Publiques a rendu son verdict, et il sera bien difficile de contrecarrer ses plans. « A priori il n’y a pas grand chose à faire », regrette Françoise Marhuenda, le maire de la ville. Dans la voix, l’optimisme semble déjà bien loin, l’heure est à la résignation. Le 24 novembre dernier, c’est pourtant à l’unanimité que le Conseil municipal des Ulis a adopté une motion dénonçant la fermeture de la Trésorerie. Une motion qui fait notamment suite à l’envoi de plusieurs courriers à destination du gouvernement. Dernier envoi en date, une lettre destinée au Premier Ministre afin de réclamer le maintien de ce service de l’Etat sur la ville. « On a tout essayé. A l’inverse de l’année dernière, personne ne nous a répondu, sauf Bruno Le Maire qui nous a dit qu’il transmettrait le message », poursuit madame le maire. « J’aurais bien aimé avoir au moins un retour ».

A partir du 1er janvier prochain, les usagers de la Trésorerie des Ulis devront désormais s’adresser au centre des Finances Publiques de Massy. Plus qu’un simple changement d’adresse postale, c’est surtout un service de proximité de plus qui s’apprête à disparaître, à l’instar de plusieurs bureaux de poste (lire notre article). « Je comprends la nécessité de rationalisation des finances publiques à laquelle, nous sommes tous confrontés, Etat comme collectivités. Néanmoins, il est absolument nécessaire de maintenir des services de proximité dans les communes qui concentrent des populations défavorisées », affirme François Marhuenda. « Nous nous mobilisons depuis des années pour désenclaver les quartiers, accompagner les familles et agir pour l’insertion sociale et professionnelle de tous. Mais cela doit aussi passer par le maintien de la présence de l’Etat dans les territoires, surtout dans le climat d’incertitude actuel : avec la réforme de la taxe d’habitation, les finances des villes dites populaires seront davantage impactées ».