« Voter pour être mieux représenté, conseillé et défendu ». Voici le but recherché des élections des représentants du personnel dans les très petites entreprises (TPE). Car oui, depuis le 30 décembre, et ce, jusqu’au 13 janvier prochain, près de 4,5 millions de salariés sont concernés par ce scrutin en France. Ce vote concerne plus précisément les salariés des entreprises de moins de 11 salariés, auxquels il faut ajouter les employés du particulier employeur comme les nounous par exemple.

Il s’agit d’un scrutin assez récent. En effet, depuis 2008, la représentativité des syndicats est basée sur les résultats aux élections professionnelles. Mais dans les entreprises de moins de 11 salariés, le Code du travail ne prévoit pas de représentants du personnel pour ces structures, c’est-à-dire pas d’élections. Or, le législateur a mis en place ce scrutin syndical dédié aux salariés des TPE, dont le premier vote a été organisé en 2012. « C’est un vote très important pour ces salariés. Les représentants élus intégreront notamment les commissions paritaires régionales interprofessionnelles. Ils seront à l’écoute des salariés et négocieront notamment dans le cadre des conventions collectives », détaille en partie Laurence Baudhuin, la secrétaire départementale de la CFDT. Autre intérêt, le vote des  électeurs contribue désormais à désigner les différents conseillers de prud’hommes.

Il s’agit également, comme la première élection en 2012, d’un scrutin sur sigle et régional. Les électeurs participent à la désignation des organisations syndicales représentatives. Les résultats de cette élection seront ensuite agrégés avec ceux des élections professionnelles. En Essonne, les votants auront le choix entre 11 organisations syndicales.

Outre les élections des représentants du personnel, ce vote peut aussi permettre aux syndicats de procéder à une syndicalisation plus franche de ces salariés qui évoluent soit dans des petites structures, soit directement à leur domicile. « Il est vrai que cette période est propice à la syndicalisation, note Ollivier Champetier, secrétaire de l’union départementale de la CGT. Mais cette année, vu le peu d’intérêt porté à cette élection, cela risque d’être difficile d’atteindre des gros taux de syndicalisation auprès de ce public ». Car depuis l’ouverture du scrutin le 30 décembre dernier, les taux de participation sont si faibles qu’ils atteignent à peine le 1% en Essonne et dans la région. (Lire notre article – Abonnés)

Alors pour y participer, deux solutions : soit voter par courrier en réponse à la lettre déjà envoyée par le ministère du Travail, soit passez par internet en utilisant le code confidentiel donné par ce même ministère. Dépêchez-vous, fin du scrutin ce vendredi 13 janvier.