Exceptionnel ! Que dire de plus après une année 2016 comme celle-ci ? Le 6 novembre dernier, sur la piste d’Angerville, Victor Compère (et ses coéquipiers) s’est classé 4e de la dernière endurance du championnat de France, ce qui lui a permis de décrocher le titre de champion, le 5e titre de cette année 2016. « C’est ma plus belle saison en Kart », affirme le pilote essonnien. Notamment champion du monde, champion de Belgique et champion de France en sprint, ainsi que champion de France ou encore 2e des 24h du Mans en Endurance, Victor Compère réalise une saison 2016 hors du commun.

Son parcours

« C’est une histoire de famille », débute l’intéressé au moment de retracer son parcours. Avec un père et deux frères fans de Karting, difficile pour Victor de ne pas se prendre au jeu. C’est dès l’âge de deux ans qu’il accompagne son frère aîné Alexandre, notamment vainqueur des 24h en 2001, sur les circuits de karting. Trois ans plus tard, c’est à son tour de conduire. « J’ai commencé à 5 ans sur les parkings de la société de papa », s’amuse-t-il ensuite. Pour lui, la compétition ne commencera qu’à ses huit ans. Licencié à l’ASK Rosny 93, tout comme son frère aîné, Victor n’avait encore pour objectif que le loisir. Très rapidement cependant, il a su qu’il en ferait son métier. « Mon père m’a donné les moyens et les sponsors pour y arriver ».

A 10 ans déjà, Victor obtient des premiers résultats prometteurs. Sa formation, si son père y est pour beaucoup, c’est à Didier Durand (Didier Sport System) qu’il l’a doit réellement. Pilote pendant 5 ans dans la structure, c’est là qu’il parvient à enchaîner les performances en finissant notamment 2ème de la French Cup KF3, ou encore en remportant la Coupe des Champions El Vendrell KF2. Si les prises de positions de sa team le poussent à changer d’horizon, il réintégrera l’équipe en 2015 notamment pour se rapprocher de sa famille.

Ses objectifs

S’il avoue préférer le sprint à l’endurance, Victor a eu le talent nécessaire pour combiner les deux disciplines dès son plus jeune âge. Cette année 2016 a été une année phare pour le jeune pilote. Ultra-performant en sprint, il a aussi pu intégrer la célèbre équipe d’endurance Sarthe-RTKF, dominatrice des 24h du Mans depuis une quinzaine d’années, et octuple vainqueur de l’épreuve. « C’est une grande fierté de travailler avec RTKF et avec les frères Boulineau (motoristes) », se satisfait Victor. « Je ne le connaissais pas trop, mais je ne peux parler qu’en bien de lui, et de sa famille », affirme Claude Jamin, le team-manager, qui souligne lui aussi l’importance des frères Boulineau. « Il a un comportement humain . C’est un garçon qui en veut, qui vit sa passion de pilote », poursuit le passionné de mécanique.

Pour sa prochaine saison, Victor est déjà quasiment fixé. Si RTKF se retire du monde du karting endurance, le Marcoussissien a semble-t-il déjà trouvé un point de chute. « Il est prévu qu’on fasse un équipage dans la catégorie reine de l’endurance », lâche, Sébastien Biélande, de l’équipe belge RSD Karting, uniquement vouée au sprint jusque-là. Une bonne nouvelle pour Victor qui est déjà en étroite collaboration avec son team-manager. « Il travaille avec moi à l’atelier. Il s’applique à 100% aussi bien à l’atelier que sur la piste », reconnait ce dernier, insistant sur son expérience et son intelligence de course.

L’avenir de Victor devrait donc s’inscrire chez RDS Karting, même si nul ne sait encore pour combien d’années. S’il lui reste de très belles années devant lui, le pilote de 21 ans a déjà en sa possession un palmarès fort respectable. Il n’en perd pas pour autant sa motivation. « Il faut concrétiser, valider les résultats, et notamment gagner le championnat d’Europe de sprint », se fixe-t-il. Lui qui rêvait de toucher la Formule 1 étant petit, nourrit désormais d’autres ambitions. « Ça coûte beaucoup d’argent de rouler en voiture », explique Sébastien Biélande. Son nouvel objectif serait d’ouvrir sa propre team de karting afin d’apporter son expérience aux plus jeunes. En attendant, le pensionnaire de l’ACO Karting continue de vivre de sa passion, sans jamais oublier de remercier sa famille, son mécano, et tous ceux qui le soutiennent depuis toutes ces années.