Les lumières s’éteignent, la brume envahit la scène. Puis un accord de guitare, des flashs, une voix… Samedi soir à Mennecy, l’Espace culturel Jean-Jacques Robert avait des airs de Wembley, celui de 1986 où Queen donna l’un de ses plus beaux concerts.
Comme ce soir là, les premières notes qui résonnent sont celles d’une guitare. Adrien Husson remplace Brian May mais les riffs sont les mêmes. « One man, One goal, One mission », entonne Frederick Caramia. Les fans ont reconnu One Vision, le show peut commencer.

La veste jaune mythique sur le dos, le célèbre micro scié à la main et le poing levé, Fred Caramia incarne Freddie Mercury à la perfection. Et les premiers titres confirment qu’il compte parmi les meilleurs d’Europe dans cet exercice.
En fermant les yeux sur I Want to Break Free ou Under Pressure, certains sont de retour dans les années 80 : « Ils nous ont littéralement transporté, confie Florence, le chanteur a une voix incroyable et les musiciens sont de qualité ! ». John, lui, est anglais. S’il habite à Mennecy depuis 19 ans, il admet avoir retrouvé ses sensations de jeunesse : « A Kind of Magic m’a donné des souvenirs de mes ‘teenage years’ en Angleterre! »
Au milieu du concert, Fred Caramia n’hésite pas à se mesurer à son idole en reprenant les célèbres vocalises que Mercury avait l’habitude de partager avec son public. L’occasion d’apprécier la technique vocale du chanteur de 35 ans, notamment passé par l’Opéra de Paris.

Pour sa première en Essonne, CoverQueen a voulu immortaliser l'évènement avec son public (DR/EI).

Pour sa première en Essonne, CoverQueen a voulu immortaliser l’évènement avec son public (DR/EI).

Alternant les morceaux rock et les titres plus opéra, passant de Who Wants to Live forever à Another Bites the Dust en un claquement de doigts, Fred Caramia et ses musiciens s’offre même le luxe de réinterpréter certains morceaux. Ainsi, grâce au talent de Morgan Michaud à la basse et Raphael Donadieu au clavier et aux chœurs, Somebody to Love prend des accents plus rock quand Radio GaGa tend vers l’électro. Un savant mélange apprécié par les fans : « Ces petites variantes sont originales et assez discrètes pour ne pas dénaturer le morceau initial », observe José, « agréablement surpris » par un groupe qu’il ne connaissait pas.

Outre les grands classiques de Queen, le groupe a également choisi d’interpréter quelques titres moins connus du grand public tels que The Great Pretender, écrit en 1956 par The Platters et repris en solo par Freddie Mercury en 1987. Mais aussi Good Old Fashioned Lover Boy et You Don’t Fool Me. Au total, CoverQueen aura repris une vingtaine de morceaux dont les incontournables We Will Rock You, We Are The Champions et Bohemian Rhapsody, interprétés tout feu tout flamme pour le plus grand bonheur des 350 spectateurs : « C’était génial, le public était au rendez-vous, on fait ce métier pour vivre ce genre de moment », s’est réjouit Frederick Caramia.

Son frère, Alex, cofondateur de CoverQueen mais également batteur, jouait pratiquement à domicile puisqu’il habite Ballancourt. Une soirée qu’il n’oubliera pas : « C’était notre première fois en Essonne, devant nos familles et nos amis, livrait-il à la sortie du concert. Il y a eu beaucoup de stress mais on est ravis du résultat. C’est à refaire !  »

Après un rappel de rockstar, les cinq compères ont concluent leur show avec Don’t Stop Me Now, élue « chanson qui rend le plus heureux  » par la très sérieuse université de Groningue (Pays-Bas). Ça tombe bien, CoverQueen ne compte pas s’arrêter là et repartira en tournée dès janvier prochain avec un nouveau spectacle. The show must go on ! chantait Mercury…

A lire également, l’interview de Frederick Caramia : « Freddie Mercury ? Un mélange de lyrisme et de rock ! »