Mardi 8 novembre, Alain Juppé a témoigné son soutien aux forces de l’ordre essoniennes. Suite aux nombreuses mobilisations des ces dernières semaines, l’ancien Premier ministre de Jacques Chirac est venu à la rencontre d’agents pour tenter d’apaiser les tensions et améliorer leur quotidien. Le candidat à la primaire de la droite et du centre n’a d’ailleurs pas manqué de se positionner sur les sujets sécuritaires, en promettant notamment de recruter 10 000 policiers supplémentaires.

Par le biais d’une lettre ouverte, Alain Juppé a pu dévoiler les grandes lignes de son programme de campagne sur le plan sécuritaire. En premier lieu, il s’est prononcé en faveur d’une réforme de la légitime défense des policiers. En effet, le 8 octobre dernier, les agents visés par l’attaque disposaient d’une arme sans pour autant pouvoir l’utiliser… L’élu a donc exprimé son souhait de pallier le problème en élevant notamment la loi sur la légitime défense des policiers au même niveau que celle qui concerne les gendarmes.

Le maire de Bordeaux déplore également le manque de moyens dont disposent les forces de l’ordre et regrette la baisse des effectifs. En cas d’élection, en plus des policiers supplémentaires attendus sur le terrain, Alain Juppé s’est engagé à moderniser les moyens d’action actuels. Point supplémentaire en faveur des agents de police, il entend bien « redonner sa crédibilité à la réponse pénale  » en rétablissant notamment les peines planchers et en supprimant les réductions automatiques de peines.

Des mesures contre les tâches indues

Sur tous les fronts, l’ancien ministre des Affaires étrangères de Nicoals Sarkozy en a profité pour élargir ses propositions au secteur carcéral : « Je construirai 10 000 places de prison sur 5 ans. Au sein des prisons, une police pénitentiaire sera créée qui assurera des missions de renseignement et de suivi des détenus radicalisés, de sécurisation des locaux et d’extractions judiciaires », a-t-il déclaré dans sa lettre ouverte à destination des policiers.

Le candidat aux primaires de la droite et du centre n’était toutefois pas venu seul pour exprimer sons soutien. C’est aux côtés de Valérie Pécresse, la présidente (LR) de la région Île-de-France et récemment déclarée en sa faveur, qu’il s’est rendu à la mairie puis au poste de police de Viry-Châtillon. Ces annonces, qui sonnent comme des promesses de campagne, interviennent à moins de 15 jours du premier tour de la Primaire de la droite et du centre à laquelle l’ancien maire de Bordeaux est candidat.

Dans la soirée, 250 policiers venus de toute l’Ile-de-France se sont rassemblés devant la mairie de Viry-Châtillon, un mois jour pour jour après les attaques incendiaires contre quatre de leurs collègues.
Malgré les annonces du gouvernement pour améliorer les conditions de travail des forces de l’ordre, leur grogne ne faiblit pas. Une table ronde sera d’ailleurs organisée sous l’égide de la préfète de l’Essonne, le mercredi 23 novembre prochain.