Après avoir été reconnu coupable de l’assassinat de quatre personnes, Yoni Palmier a été condamné à la perpétuité avec 22 ans de période de sûreté, soit la peine la plus lourde prévue par le code pénal français. Une décision que le condamné a choisi de contester : niant être à l’origine de ces crimes, Yoni Palmier a fait appel de son jugement en avril 2015

La première victime, Nathalie Davids, a perdu la vie le 27 novembre 2011, à Juvisy, des suites de plusieurs blessures par balle. Le 22 février 2012, le tueur revient : Jean-Yves Bonnerue est tué dans ce même parking. Puis, Marcel Brunetto, un Rissois de 81 ans, décède après reçu une balle dans la nuque le 12 mars qui suit. Une véritable psychose s’installe alors dans le département.

Quelques mois plus tard, Yoni Palmier s’est rendu à Grigny pour y tuer celle qui sera sa dernière victime, Nadjia Boudjemia-Lahcene. La femme de 48 ans a reçu trois balles dans la tête dans le hall de son immeuble. Si Yoni Palmier avait fait un semblant d’aveux, lors de la première audience en reconnaissant sa « responsabilité » dans le cas du premier meurtre, il est finalement revenu sur ses déclarations. Son mobile reste alors, à ce jour, encore inconnu.

Rétention et période de sûreté requises pour Yoni Palmier

En droit pénal français, la période de sûreté est directement associée à une peine de réclusion ou d’emprisonnement. En bref, cela signifie que durant ces 22 années, Yoni Palmier sera condamné à rester en prison et aucun aménagement de peine ne sera possible. Cependant, il ne faut pas confondre période et rétention de sûreté. En effet, en plus de la période de sûreté requise, le tueur a également été placé en rétention de sûreté. Cette procédure vise à faire suivre le condamné par une équipe médicale dans un endroit que l’on nomme centre socio-médico-judiciaire de sûreté. Ainsi, cela va permettre aux juges et experts de santé, une fois la période de sûreté de 22 ans terminée, de suivre tous les ans Yoni Palmier dans le but d’évaluer régulièrement sa dangerosité. Selon les conclusions, l’incarcération du « tueur de l’Essonne » pourra potentiellement être prolongée.