Samedi 21 mai se déroulait la coupe de France de handball à Bercy. Une belle occasion pour une quarantaine de jeunes essonniens de Corbeil de partager une passion commune lors d’une sortie organisée.

Les jeunes corbeil-essonnois se préparent à aller au POPB.

Pour Wilhem, 12 ans, inscrit à l’option « handball » au collège Louise Michel, le hand c’est avant tout «  un sport collectif , on est tous amis, j’aime ça et il n’y’a pas de racisme, on est dans le même club, c’est le même pays  ». L’état d’esprit du handball, collectif et solidaire, est la première motivation des enfants et de leurs parents, pour la pratique de ce sport.

Marine, 16 ans, évoque elle aussi «  l’esprit de collectivité, différent d’autres sports et dans le hand, les filles sont acceptées, ce n’est pas le cas de toutes les disciplines ». En effet, la fédération nationale de handball compte environ 35 % de femmes parmi ses 400 000 licenciés.

Selon Djamel Djitli, responsable du développement du handball sur la ville de Corbeil, ce sport a déjà une longue histoire locale. Créé en 1962 dans le cadre des activités de la MJC de l’époque, la pratique du hand s’est développée dans un esprit « éducation populaire », en particulier dans le quartier de Montconseil. Habitant du quartier depuis toujours, c’est en 1968 que Djamel, âgé alors de 11 ans, découvre le hand à l’école Jacques Bourgoin. 40 ans après l’éducateur sportif est toujours présent sur le terrain pour transmettre sa passion et des valeurs éducatives auprès des 80 jeunes licenciés du club de la ville, mais aussi au collège Louise Michel dans lequel une option handball a été spécialement créée par l’éducation nationale en 1999. Clément Guenolé, professeur d’EPS  chargé de cette option, ne manque pas de participer aux nombreux projets mis en place par Djamel tout au long de l’année, comme cette sortie à Bercy.

Ce samedi, la coupe de France féminine sera gagnée par le club de Toulon contre Nimes et c’est le club de Dunkerque qui remportera la victoire face à Chambéry pour la finale hommes. Marine précise : «  ce n’est pas donné à tout le monde d’assister à ce genre de match à Bercy gratuitement. J’aimerai être comme ces filles sur le terrain  un jour, participer à des championnats ». L’histoire du handball à Corbeil est loin d’être terminée…