Décidément, le Nord-ouest essonnien a du talent à revendre ! Et, à Essonne Info, on est ravi de voir que la créativité des artistes locaux se porte bien. Le Vasco était l’un des groupes programmés pour les Primeurs de Massy. Le samedi soir, dernier jour du festival, la salle est comble pour le groupe essonnien : forcément, les « enfants du pays » ont attiré les potes et les curieux.

Assister à un live de Le Vasco, c’est comme faire un bond dans le futur. Il y a d’abord ce jeu entre Louise Calzada, la chanteuse, et le vocoder, qui donne à sa performance un côté science-fiction. Nils Peschanski, aux claviers et aux chœurs, s’amuse aussi avec ces effets vocaux, et le mélange fonctionne. Raphaël, aux machines et Baptiste à la guitare complètent le groupe, pour une session électro des plus originales.
Il y a aussi ces lumières bleues et violettes, et cette fumée artificielle qui achève de transformer la scène en une sorte de temple futuriste – les deux colonnes qui complètent le décor y sont aussi pour beaucoup. Et en arrière-plan, ce tchat surréaliste projeté sur le mur, où les personnes du public envoient des textos à une intelligence artificielle imaginée par le groupe, « Aya Yosemite ». Les messages envoyés s’affichent en temps réel pendant que le groupe joue. Ambiance garantie.

« Le Vasco, c’est la musique de la génération des années 90, qui a grandi avec Internet », explique Nils. On a rencontré le musicien quelques jours avant en répétition à Paul B (Nils fait aussi partie du groupe essonnien NoFlipe). « On a une culture commune : les films, les vidéos… On a une base de matière à explorer. »

Le groupe de R’n’B électronique, dont les membres sont « amis depuis très longtemps » trouve ainsi dans « les choses de la vie courante » de quoi s’inspirer. « On essaie de tout rendre exceptionnel. Aujourd’hui, on est des cyborgs et toutes les relations sont électroniques. » Dans la musique de Le Vasco, ce concept se traduit dans les clips et dans les paroles. La chanson « Neon blue », par exemple, contient cette phrase : « We’re not natural anymore » (également nom de l’album), comme pour montrer les supers-humains que nous sommes devenus.

Les membres de Le Vasco ont commencé à jouer ensemble en avril 2012, année de leur premier EP. Une mixtape sort en 2013. La même année, le groupe fait les Transmusicales de Rennes, le Printemps de Bourges et gagne le Prix Chorus (prix du Conseil départemental des Hauts-de-Seine récompensant les jeunes talents). « On compose tous ensemble et on fait tout nous-mêmes, reprend Nils. Quand on a commencé, j’avais un petit clavier pour enfant que j’avais trouvé. On jouait aussi du saxo, de l’électro… »
Un travail qui a fini par payer, puisque le groupe a été choisi par la programmation des Primeurs pour son premier album, signé avec le label Nowadays records. Un belle occasion de faire connaître ces explorateurs du son. Au delà des frontières essonniennes.

Plus d’infos : http://levasco.com/

Album « We’re not natural anymore » (2016) disponible