Grand ciel bleu, ce vendredi après-midi, au dessus de Grand Vaux. Un étrange cortège se balade dans le quartier : il s’agit de la préfète de l’Essonne, accompagnée de ses services et des principaux partenaires du programme de renouvellement urbain de ce quartier emblématique de Savigny (ANRU, conseil départemental, métropole du Grand Paris, bailleur..). A l’occasion de la signature du « protocole de préfiguration du Projet de Renouvellement Urbain du Quartier de Grand-Vaux », la ville de Savigny et son maire Eric Mehlhorn font visiter les lieux.

Au milieu du quartier de quelques 5 000 logements, les différentes problématiques attenantes à Grand Vaux sont rappelées (lire notre reportage), ce qui lui a valu de faire partie des 200 nouveaux quartiers prioritaires annoncés en décembre 2014, et ainsi intégrer la deuxième phase du programme d’ampleur de la rénovation urbaine, l’ANRU, rebaptisé NPRU – Nouveau programme de rénovation urbaine. Concrètement, cette étape permet « d’engager la phase d’étude qui déterminera le projet définitif concerté sur lequel la Ville et ses partenaires contractualiseront avec l’ANRU » détaille la municipalité. Grand Vaux n’avait en effet pas bénéficié du programme ANRU 1, dans lequel plusieurs quartiers de l’Essonne étaient concernés.

Tout reste maintenant à fixer concernant le contenu de cette rénovation urbaine, et l’utilisation qui sera faite de la manne de l’Etat pour procéder aux rénovations attendues. Un premier projet sera soumis aux habitants au printemps, qui seront partie prenante de la concertation par le biais d’un conseil citoyen. La question du désenclavement sera par exemple centrale. En plus des deux voies permettant d’accéder au quartier, un cheminement piéton sera créé sous la voie ferrée dans l’optique de l’arrivée du tram-train, « même si on aurait aimé que cette ouverture soit une route de désenclavement » souligne un acteur du quartier. La question des copropriétés dégradées sera également fortement prise en compte dans le projet de rénovation du quartier, « il s’agit d’un patrimoine plus difficile à entretenir que celui des bailleurs » précise-t-on.