C’est un peu le Pokémon Go ancienne génération. Apparu dans les années 2000, le géocaching est une sorte de chasse au trésor 2.0. Le but ? Retrouver un maximum de balises dissimulées sur le territoire, à l’aide d’un smartphone et d’une carte. Ludique et divertissant, le géocaching est un excellent moyen de découvrir les trésors cachés de son département tout en prenant un bol d’air frais et de bonne humeur. Après dix ans d’existence, le jeu compte pas moins de 3 millions d’adeptes dans le monde. Mais comment cette activité parvient-t-elle à séduire de plus en plus de personnes ? Zoom sur une pratique en pleine expansion dans le monde entier.

Un jeu ludique et amusant

Samuel est un habitant d’Evry. Le géocaching, il l’a découvert en janvier 2016, par le biais d’amis adeptes de la pratique. Depuis, il en a fait un de ses passe-temps favoris. Week-end en famille, vacances au bord de la mer, tous les contextes sont propices au géocaching pour ce père de famille Evryen. « Pendant un temps j’aurais été capable d’y jouer tous les soirs ! » confesse-t-il avec humour. Et s’il est autant passionné par ce jeu, c’est parce qu’il y a trouvé un bon moyen de passer du temps avec son fils. Fini les plaintes des enfants pendant les longues promenades. Aujourd’hui, ils s’amusent. « Nous jouons souvent ensemble et ça nous permet de passer de bons moments » explique-t-il. Familial et fédérateur, le géocaching est donc un jeu qui rapproche. Mais pas seulement.

Originaire de Limoges, Frédéric, alias Verturin sur le jeu, a trouvé dans la pratique du géocaching un tout autre sens. Ayant emménagé à Saintry-sur-Seine fin 2010, il y a découvert un excellent moyen de parcourir son environnement adoptif. « Sans le jeu, je n’aurais jamais découvert le Velocigraphe de Saintry, par exemple » explique le passionné de la pratique. Il faut dire que les balises ne sont pas déposées au hasard. Disposées par les utilisateurs eux-même, elles sont généralement placées dans des lieux stratégiques afin de faire découvrir aux joueurs le patrimoine du territoire. Ainsi lorsque l’on parcourt la carte répertoriant les balises en Essonne sur le site officiel du géocaching, on y découvre des points d’intérêt emblématiques du département : L’opéra de Massy, le Théâtre de l’Agora à Evry, Le Grand Dôme de Villebon-sur-Yvette… tous les lieux immanquables possèdent leurs lots de balises.

Adhérer à une communauté

Frédéric, David et Samuel se sont respectivement inscrits sur Géocaching.com en 2011, 2007 et 2016. Ils se sont tous rencontrés sur la plateforme. Habitant dans le département de l’Essonne, ils ont en effet été amenés à se rencontrer à de nombreuses reprises. Aujourd’hui, après plusieurs années de pratique, ils connaissent quasiment tous les géocacheurs des environs. « Entre utilisateurs, on se connaît. Quand une nouvelle balise est déposée, on sait généralement qui habite à côté, et si on a une chance de l’attraper en premier« . Car comme dans toute communauté de joueurs, la compétition est un moteur essentiel de cette pratique. Vouloir être le meilleur « géocacheur » de la communauté trotte évidemment dans les têtes de tous les participants, bien que ce ne soit pas leur but premier. « L’objectif est avant tout de prendre du plaisir et de découvrir l’environnement » insiste Frédéric. « Toutefois, c’est évident qu’être le premier à découvrir une balise est toujours gratifiant » ajoute-t-il. Partout, les joueurs cherchent donc à se battre les uns les autres. Et pas seulement en France. Car le Géocaching, c’est aujourd’hui un phénomène à résonance mondiale.

« Lorsque je suis en vacances, que ce soit en France ou ailleurs, je continue de jouer » confesse David alias Dawild, sur la plateforme de jeu. Et heureusement pour ce dernier, il parvient généralement à se trouver des compagnons de jeu. « Régulièrement je croise des Anglais, des Allemands ou même des Espagnols. Ça permet de faire des rencontres » ajoute-t-il. Ici où ailleurs, le géocaching possède donc une communauté qui ne cesse de s’élargir. Une évolution dont sont d’ailleurs conscients les pratiquants du jeu. »Il y a encore quelques années, personne ne connaissait le géocaching. Maintenant, j’ai l’impression de tomber sans arrêt sur des personnes qui jouent » s’étonne Frédéric.

Aujourd’hui, la pratique a pris tellement d’ampleur, que de nombreuses communes l’adoptent pour faire découvrir le territoire aux habitants. C’est le cas de l’agglomération Grand Paris-Sud et de son office de tourisme à Corbeil-Essonnes, qui organisent ce week-end, à l’occasion des Journées du Patrimoine, un grand concours de géocaching à travers les 24 communes de l’agglo (Essonne et Seine-et-Marne). Selon nos géocacheurs de l’Essonne, essayer le jeu, c’est l’adopter. Alors qui sait, vous aussi serez peut-être bientôt conquis par cette pratique et partirez à la conquête des 2 041 caches dissimulées dans le département !