Arrivé peu après 8h, le Premier ministre n’a pas tardé avant d’entamer sa traditionnelle tournée. Comme chaque année, Manuel Valls visite les écoles évryennes à l’heure de la rentrée afin de saluer enseignants et élèves. En ce 1er septembre, 43 écoles ouvrent leur portes, contre 42 l’année passée. Présent seulement pour la matinée, l’ex-député en visitera six.

“Bonne rentrée à tous”

Le groupe scolaire Marco Polo est le premier à recevoir la visite du chef du gouvernement. La bonne humeur est au rendez-vous, Manuel Valls se montre disponible et n’hésite pas à aller à l’encontre de certains parents d’élèves venus déposer leurs petits protégés pour cette rentrée. Il en reconnaît quelques uns, réclame des nouvelles de certains enfants, et leur souhaite une traditionnelle : « Bonne rentrée à tous ». Il entre dans chaque classe, et assiste aux premières palabres des professeurs. Aujourd’hui, pas de grands discours, seules quelques discussions scolaires et autres photos viennent animer cette matinée ensoleillée.

Accompagné notamment par Francis Chouat, son successeur à la mairie d’Evry depuis 2012, Manuel Valls privilégie parfois même la promenade pour passer d’écoles en écoles. Après les Coquibus, La Lanterne, Georges Lapierre et Condorcet, l’ex-député de l’Essonne termine son périple au sein de l’école Aimé Césaire. Inaugurée la veille en compagnie de la ministre de l’Education Najat Vallaud-Belkacem, cette école n’est autre que la 43e de la ville, assurément l’une des plus symboliques (lire notre article).

« Tout d’abord c’est un plaisir puisque la rentrée, c’est important, il faut toujours garder les rituels. Puis c’est vraiment une ville tournée vers l’école, donc il faut préserver ça », se justifie-t-il. Une analyse on ne peut plus réaliste pour l’hôte de Matignon, d’autant plus depuis 2012 et le projet de refondation de l’Ecole de la République auquel s’associe la ville. Son but, faire de la jeunesse et de l’éducation la priorité de la Nation, un projet importantissime dans une ville où la moitié des habitants sont âgés de moins de trente ans. Pas moins de 10 000 000 d’euros du budget de la commune sont d’ailleurs dédiés à l’éducation, le numérique ne cessant sa progression à travers les écoles.

Les élections en ligne de mire

Bien qu’une part conséquente du budget de la ville nourrisse l’éducation, le chef du gouvernement ne manque pas de signaler les quelques « défauts » de certaines écoles. « Il va y avoir besoin d’un petit rafraîchissement », laisse-t-il entendre dans l’une de ces dernières. Et si Valls répète sa tournée de rentrée depuis plusieurs années, celle-ci a vraisemblablement un goût un peu plus particulier qu’à l’accoutumé. Alors que nous sommes à seulement quelques mois de l’élection présidentielle, cette tournée sonne comme la dernière de son mandat, sûrement la dernière en tant que Premier ministre.

Présent à un conseil municipal de sa commune en juin dernier, pour la première fois depuis l’investiture de son successeur Francis Chouat (lire notre article), Manuel Valls ne cesse de se montrer présent dans sa ville. Et s’il a dû léguer son poste de député de la 1ère circonscription de l’Essonne à Carlos Da Silva en 2012 afin d’éviter le cumul de mandats, il a tout récemment annoncé qu’il se présenterait de nouveau pour les législatives de 2017. Elu avec plus de 60% des voix il y a 4 ans, il a là de quoi s’assurer un point de chute en cas d’expiration définitive de son mandat…