Ça y est, c’est (déjà) fini. Après deux semaines d’exploits, de records, de désillusions parfois, ou d’émotions en tout genre, les Jeux olympiques viennent de prendre fin ce dimanche 21 août. La délégation française revient du Brésil avec 42 médailles en poche, soit une breloque de plus que son meilleur total. Il s’agissait alors des 41 médailles remportées aux JO de Pékin de 2008. Une belle performance donc pour nos athlètes, d’autant plus que la quinzaine des tricolores avait plutôt mal débuté. Les premières médailles se sont longtemps fait attendre, mais suite aux exploits des cavaliers, des escrimeurs ou encore des boxeurs pour ne citer qu’eux, les Français rentrent de Rio avec 10 médailles d’or, 18 en argent et 14 en bronze.

Sur les 396 athlètes français présents à Rio, neuf étaient licenciés en Essonne. Voici donc le bilan de nos représentants. Un bilan bien pâle qui se matérialise par un zéro pointé en matière de médailles remportées. Toutefois, le clan essonnien a souvent montré de belles prestations qui laissent envisager un bel avenir pour nos athlètes.

Parmi ces neuf sportifs de haut niveau, trois disputaient la compétition de judo. Malheureusement pour eux, aucun n’a été capable d’atteindre le dernier carré. Walide Khyar était le premier à entrer en lice. Le pensionnaire du FLAM 91, récent champion d’Europe dans la catégorie des –60kg, n’a pas fait long feu dans son premier tournoi olympique. Le jeune homme de 20 ans perd face à un combattant brésilien en seizième de finale, loin du rang qu’il aurait dû tenir. Certainement un manque d’expérience pour le jeune homme pourtant très actif sur le tatami. Les autres combattants essonniens, Kilian Le Blouch (-66kg) et Alexandre Iddir (-90kg) ont été sortis respectivement en huitième et en quart de finale. Dans les deux cas, les pensionnaires du FLAM 91 ont été vaincus par les futurs médaillés olympiques.

Trois autres Essonniens ont fait leur entrée dans le stade olympique. Engagés dans trois épreuves différentes, ceux-ci ont connu des fortunes diverses et variées. A commencer par la jeune Pauline Pousse. Pour ses premiers JO, la lanceuse de disque n’a pas réussi à se hisser pour la grande finale, où sa compatriote Mélina Robert-Michon a pris une superbe médaille d’argent. Elle finit d’ailleurs aux portes de la finale, à la treizième place avec un jet à 58,98m. Toujours en progression – elle a amélioré son record personnel cette saison avec un jet à 62,68m –, elle devrait être en capacité de se qualifier pour les prochains Jeux de Tokyo en 2020. Pour ça part, la sprinteuse Floriane Gnafoua n’a pas réussi à qualifier le relais féminin sur l’épreuve mythique du 4×100m. Le relais échoue à une inattendue et décevante 11e place des séries en 43’’07. Bref, un temps loin de leur record. Enfin, le spécialiste des haies Pascal Martinot-Lagarde a tutoyé son rêve de monter sur le podium. Brillamment qualifié pour la finale, celui-ci a longtemps tenu la tête sur le 110m haies, avant de craquer dans les trente derniers mètres. Le Montgeronnais termine derrière son copain Dimitri Bascou au pied du podium.

En sport collectif, le bilan est encore plus morose. Tant en football qu’en rugby à VII, les Essonniens n’ont pas réussi à faire briller leur équipe. La Juvisienne Kadidiatou Diani a échoué avec ses collègues en quart de finale, face au Canada sur le score de 1 à 0. Une fois encore, l’équipe de France a dû quitter la compétition avant le carré final. Même sort pour les féminines du rugby à VII au sein desquelles se trouvait Lina Guérin. Les Françaises ont également perdu en quart.

Engagé en triathlon, le Génovéfain Vincent Luis représentait une très grande chance de médaille. Facile vainqueur de ses dernières sorties, le jeune homme de 27 ans avait pourtant réalisé un superbe début d’épreuve. Bien calé dans le groupe de tête jusqu’à l’épreuve de course à pied, l’Essonnien va même s’échapper en compagnie des frères Brownlee, les deux grands favoris de la compétition. Mais cela n’aura été que de courte durée. Vincent Luis finit par craquer et termine à la 7e place sous les yeux de ses fans réunis dans la mairie de Sainte-Geneviève-des-Bois pour l’occasion.

Michaël D'Almeida est le seul Essonnien a avoir ramené une médaille (DR)

Michaël D’Almeida est le seul Essonnien a avoir ramené une médaille (DR)

Les neuf licenciés essonniens n’ont donc pas pu remporter de médaille, pourtant, quelques-uns d’entre eux ont su jouer les premiers rôles dans leurs catégories, quand d’autres ont posé des bases intéressantes pour la prochaine olympiade. Un athlète made in Essonne a tout de même tiré son épingle du jeu. Bien que licencié dans un autre département que le 91, Michael D’Almeida, natif d’Evry, a réussi à s’emparer de la médaille de bronze sur la vitesse par équipe aux côté de François Pervis et de Grégory Baugé. Grâce à lui, l’Essonne ne rentre pas bredouille de ces Jeux sous les Tropiques.