Du 5 au 21 août prochains, le Brésil et Rio de Janeiro accueilleront les Jeux Olympiques. Plus de 10 500 athlètes répartis dans 28 disciplines différentes tenteront d’aller chercher une médaille si précieuse au palmarès. Parmi eux, neuf Essonniens. Quatre ans après les JO de Londres, le département a donc perdu 3 représentants. Si certains ont pris leur retraite ou ne sont tout simplement pas parvenus à se qualifier, d’autres vont connaître là leurs premières olympiades. Petite présentation de ces neufs Essonniens et de leurs chances de médaille.

Des chances de médaille

Pascal Martinot-Lagarde (Athlétisme 110 m haies) (ES Montgeron) : Le plus attendu, c’est lui. Détenteur du record de France du 110 mètres haies depuis 2014 (12’95 à Monaco), le sprinteur antillais cherche encore sa place au niveau mondial. Concurrencé, entre autres, par les Américains sur la scène internationale, PML va devoir s’employer plus que jamais pour enfin prouver qu’il a sa place parmi les grands. Passé totalement à côté de sa finale lors des derniers championnats de France (6e), l’athlète de 24 ans a pu être sélectionné par le Comité Nationale Olympique Français pour tenter de défendre ses chances de médaille à Rio.

Vincent Luis (Triathlon) (Sainte-Geneviève Triathlon) : Il incarne peut-être la plus grande chance de médaille. Déjà présent aux JO de Londres il y a 4 ans, le triathlète de Sainte-Geneviève-des-Bois a encore bien mûri. Au haut niveau depuis plusieurs années, il est à 27 ans l’une des références de sa discipline. Champion du monde de triathlon en relais mixte l’année dernière, il vient tout juste d’être sacré champion d’Europe et arrive à Rio avec des certitudes plein la tête.

Judo : Walide Khyar (Judo –60 kg) (Force Longjumeau Alliance Massy 91) : A 20 ans, ce jeune franco-marocain est une valeur montante du judo français. Pour son premier championnat d’Europe seniors en avril dernier à Kazan, le licencié du FLAM 91 est parvenu à glaner la médaille d’or en s’imposant en finale face à l’Azéri Orkhan Safarov. Malgré son manque d’expérience, Walide tentera de confirmer ce succès dès cet été à Rio.

Football : Kadidiatou Diani (Football FCF Juvisy Essonne) : Évoluant depuis deux ans au haut niveau sous le maillot du FCF Juvisy, Kadidiatou est la seule des 4 Juvisiennes pré-sélectionnées à avoir été conservée dans le groupe France. A 20 ans, l’attaquante essonnienne est considérée comme l’un des meilleurs espoirs du football français et aura à coeur de grappiller quelques minutes de jeu pour ses premiers JO, pour lesquels la France a bien évidemment une chance de médaille.

Des outsiders

Alexandre Iddir (Judo –90 kg) (FLAM 91) : Alexandre Iddir est lui aussi une chance de médaille française. Blessé, et contraint de déclarer forfait pour sa demi-finale du championnat d’Europe à Kazan, le natif de Villepinte a été champion de France en 2013 puis médaillé de bronze aux Championnats d’Europe l’année suivante. Son rétablissement sera primordial pour espérer jouer les trouble-fête à Rio.

Lina Guérin (Rugby à 7) (Marcoussis) : Elle aussi participe à ses tous premiers JO. A 25 ans et après une petite carrière fructueuse dans l’athlétisme, Lina est devenue une pièce quasi incontournable de l’équipe de France. Si elle aurait pu évoluer plus longuement dans le rugby à XV, elle a décidé de dédier ses qualités de vitesse et de percussion au Rugby à VII. Un choix qui lui permet d’aller aux JO et de défendre les couleurs de la France dans une discipline absente de cette compétition depuis 1924.

Floriane Gnafoua (Athlétisme relais 4×100 m) (Athlé 91) : Assez peu connue du grand public, Floriane est néanmoins un espoir de l’athlétisme français. Fraîchement débarquée chez les grands, elle reste sur une septième place aux derniers championnats d’Europe à Amsterdam, et surtout, sur un nouveau record personnel (11’19). A Rio, cette sprinteuse de 20 ans tentera d’emmener le relais 4×100 féminin le plus loin possible dans la compétition.

Pauline Pousse (Athlétisme lancer du disque) (Athlé 91) :  Du haut de ses 28 ans, Pauline Pousse tente de se faire une place derrière l’indéboulonnable Mélina Robert-Michon. Vice-championne de France à six reprises, la Longjumelloise n’a pu faire mieux qu’une huitième place lors des derniers championnats d’Europe à Amsterdam. Il n’empêche que l’Essonnienne est sûrement dans la meilleure forme de sa vie avant d’entamer la compétition, puisqu’elle vient d’établir un nouveau record personnel de 62,68m le 25 juin dernier à Angers.

Kilian Le Blouch (Judo –66 kg) (FLAM 91) : Le moins espéré des neufs qualifiés, Kilian a finalement obtenu son ticket pour ses premiers JO au panache. Auteur d’un très bon tournoi de Paris en février dernier, il a su se classer dans les 22 premiers mondiaux et enfin sortir de l’ombre des David Larose et autre Loïc Korval. Une belle satisfaction pour cet athlète acharné de travail, jamais avare d’effort.