L’eau de l’Yvette est montée en quelques heures et a submergé la vallée. Le 31 mai dernier au soir, le campus de la fac d’Orsay ne s’attend pas à connaître une telle nuit. Pourtant le lendemain matin, mercredi 1er juin, il se réveille sous l’eau (notre reportage). Tandis que de nombreux bâtiments de cours et de recherche sont touchés et les examens reportés, les résidents des cités universitaires sont évacués par les pompiers. Il faudra plusieurs jours pour prendre conscience de toutes les réparations nécessaires pour faire suite à cette soudaine montée des eaux. Une semaine après, le coût des dégâts occasionnés est estimé à 1,5 millions d’euros.

Une autre actualité aurait du marquer cette semaine au sein de l’université Paris-Sud, l’élection à la présidence de l’université de 30 000 étudiants de la doyenne de la faculté des Sciences, Sylvie Retailleau. La toute nouvelle présidente de l’université Paris-Sud a été mise d’entrée « dans le bain » sans mauvais jeu de mot, avec la gestion de cette crise inédite sur son campus principal de la vallée d’Orsay-Bures. Deux mois après, elle revient sur ces inondations et répond à nos questions. « C’était le premier jour de mon mandat » se remémore-t-elle, « nous avons eu jusqu’à 1,5 mètres d’eau, pas mal de labos ont été touchés, des transformateurs haute tension, des galeries techniques et des isolations ont été endommagés, avec des pics de tension ».

Concernant le chiffrage des dégâts, la facture pourrait s’avérer plus élevée qu’attendu dans un premier temps, comme le confirme la nouvelle présidente de l’UPSud : « la note monte à 2,8 millions » d’euros, « dont 2,2 M€ en infrastructures, informatique, plus des véhicules » précise-t-elle. Alors que plusieurs maires demandent des comptes au SIAHVY sur la rapide montée des eaux survenue sur le cours de l’Yvette et la gestion de l’alerte (lire notre dossierabonnés), le campus d’Orsay semble lui aussi avoir été pénalisé, « on n’a pas tout à fait été prévenus » indique Sylvie Retailleau.

Les services de l’université et ses prestataires ont en tout cas commencé les réparations dès le départ des eaux : « on a lancé les travaux et on prélève sur notre fond de roulement, prévu pour les déménagements du Plan campus » explique la présidente, en se montrant confiante sur les remboursements prévus par les dispositifs exceptionnels et assurances. « L’Etat est son propre assureur, cela remonte directement au ministère. Nous avons eu la première notification d’une première aide, d’un montant de 90 000 euros » assure-t-elle, en ajoutant être sur le dossier « en contact direct avec Thierry Mandon », le ministre.