Pas de trêve estivale entre les élus de la nouvelle agglo Val d’Yerres Val de Seine, accouchée dans la douleur en mars dernier (lire notre articleabonnés). Les deux camps composés des maires des anciennes agglos (Draveil, Montgeron et Vigneux face à Boussy, Brunoy, Crosne, Epinay, Quincy et Yerres) ne sont pas près de tomber d’accord concernant le règlement de la dette, ou plus précisément son harmonisation entre les deux anciennes agglos, et le niveau de son remboursement par les villes concernées. A tel point que le protocole financier qui devait être voté avant le 30 juin n’a toujours pas été ratifié.

Au lendemain de la non-tenue du conseil du 4 juillet, boycotté par les élus du Val de Seine qui estiment être lésés dans le remboursement de la dette et son « lissage », Nicolas Dupont-Aignan a fait parvenir une longue lettre aux élus, chiffres et tableaux à l’appui. Il y développe le besoin selon lui d’adopter sa proposition d’accord entre ses communes de l’ex Val d’Yerres et celles de l’ex Sénart Val de Seine. Concernant ces dernières, le président assure que l’augmentation de leur fiscalité serait limitée : « cela ne fait que deux euros de plus par habitants ». Il assure ainsi vouloir « rapprocher les points de vue » des différents maires, et demande aux réfractaires d’accepter sa proposition d’accord financier pour que leur agglo commune puisse « aller de l’avant ».

La réponse est arrivée quelques jours plus tard. Pas question pour les élus réfractaires d’accepter les conditions telles que présentées par le président de l’instance. Les maires de Draveil-Montgeron-Vigneux ont à leur tour écrit à l’ensemble des élus des communes et de l’agglo leur signifiant que « rien » ne pourrait les conduire à changer de position, malgré les arguments avancés par NDA. Revenant sur les « 2,8 millions d’euros » d’impôts communautaires en plus pour leurs communes chaque année, ils poursuivent leur courrier par une menace à peine voilée quant au fonctionnement institutionnel de la nouvelle agglo en septembre. Si le président de l’interco Nicolas Dupont-Aignan ne leur fait pas de nouvelles propositions pour disent-ils « dénouer la situation (…), le blocage de notre institution à la rentrée emporterait des conséquences sans aucun doute préjudiciables à l’ensemble de nos communes ». Tout en précisant aimablement: « c’est ce que nous souhaitons avant tout éviter ». La situation pourrait en effet se compliquer au sein de l’intercommunalité à la rentrée, si les dossiers de subventions se trouvent bloqués ou retardés par exemple, ce qui nuirait aux investissements en cours des communes membres de la CAVYVS.