Au terme d’un mois d’enquête publique, ‎qui a eu lieu sur le territoire du 21 mars au 26 avril dernier, les commissaires enquêteurs ont rendu leurs conclusions en ce mois de juillet, émettant un avis favorable au projet de « ligne verte » du métro du Grand Paris entre Orly et Versailles (lire l’avis). Les membres de la commission ont dû éplucher les quelques 4000 avis recueillis sur le registre électronique, en plus des remarques, interrogations et réflexions apparues lors des 4 réunions publiques, ainsi qu’au sein des permanences tenues dans les communes concernées par le tracé.

Dans ses conclusions, la commission estime que le projet « améliore le besoin croissant de déplacement de personnes en rocade » au sein de la petite et grande couronne francilienne. Les expropriations prévues pour la construction du métro ne posent pas de « problèmes particuliers » selon elle. Plus globalement, elle juge dans ses conclusions que le tracé proposé « paraît le mieux adapté » et qu’il ne « présente pas un coût excessif » par rapport à d’autres projets de ce type.

Elle valide également le tronçon envisagé en viaduc, estimant que la mise en souterrain au niveau du Plateau « comporterait un ensemble de difficultés et d’inconvénients ‎important, entraînant d’une part un surcoût non négligeable, et d’autre part un retard certain à la réalisation du projet dont l’urgence paraît cependant avérée ». La Société du Grand Paris (SGP), qui a en charge la construction de la « double boucle » de ce futur métro, va donc pouvoir continuer ses démarches et devrait obtenir dans les prochaines semaines la Déclaration d’utilité publique (DUP) avant de lancer les travaux.

Trois réserves sont néanmoins pointées par les experts de la commission. Elle concernent trois points qui doivent être réglés par le constructeur et qui conditionnent la délivrance de cet avis favorable. Il s’agit de la mesure des nuisances et vibrations du futur métro qui devront être réalisées par « un organisme indépendant ». Également, le tracé envisagé conduira à la destruction d’une église protestante à Versailles et la SGP devra s’assurer de la reconstruction de l’édifice. Enfin, pour la partie du tronçon qui traverse Saint-Quentin-en-Yvelines, le tracé alternatif sous le golf national devra être retenu en lieu et place du passage sous le quartier de la Bretonnière.

Quelques recommandations apparaissent aussi dans les conclusions du rapport. La commission d’enquête invite ainsi la SGP à étudier les solutions de rabattement autour des gares, les impacts précis sur l’environnement dans le respect de la zone de protection (ZPNAF), ainsi que les risques liés aux « zones sensibles » des installations du CEA en lien avec l’Autorité de sûreté nucléaire (lire notre article – abonnés)