C’est une date qui restera longtemps dans sa mémoire. Ce 20 juin 2016, Aymen Benali, jeune habitant de Sainte-Geneviève-des-Bois, a pu s’exprimer durant quelques minutes à l’ONU de Genève. Plus précisément, il est intervenu dans un colloque organisé par une ONG rattachée à l’ONU, sur les questions de jeunesse et de paix.

Ce jeune homme de 22 ans n’en est pas à son galop d’essai. Nous vous parlions de son parcours il y a déjà trois ans, alors qu’il avait fondé une web-radio à succès au Canada (lire dans nos archives). Revenu depuis en France, il a intégré l’association « Les ambassadeurs de la jeunesse », organisation qui vise à tisser des liens entre jeunes internationaux. C’est à ce titre qu’il a été invité à s’exprimer dans une rencontre de la Noble Institution for Environmental Peace, « une ONG en statut consultatif auprès du Conseil Economique et Social de l’ONU, en parallèle de la 32è session du Conseil des Droits de l’Homme » précise-t-il.

Durant cet échange qui a rassemblé des jeunes venus de différents horizons pour témoigner de leurs engagements, Aymen Benali avait préparé une intervention sur la question des médias, et plus précisément de leur rôle lors des guerres : « en situation de conflit, on parle de journalisme de guerre, au contraire, le journalisme de paix peut être une réponse, pour raconter le conflit au jour le jour, en remontant aux racines, et se différencier de la presse à sensation, en clair, faire un journalisme responsable ».

Ce jeune Essonnien a une vision des médias « au service de la réconciliation », avec pour but « la résolution des conflits ». Pour cela, le journaliste doit chercher à « mettre en avant les initiatives de paix, d’où qu’elles viennent » selon lui. Car pour l’heure, le bilan est sévère selon Aymen Benali : « la majorité des médias couvrent les conflits comme un match de foot, comptant le nombre de morts. Il devraient plutôt présenter les conflits de manière à faire réfléchir ». Il considère ainsi que les médias ont leur rôle à jouer dans construction de la paix : « ils ne peuvent pas rester neutre, leur simple présence peut influencer le conflit », surtout à l’heure des réseaux sociaux et de la génération numérique, « le monde a besoin de professionnels des médias » conclut-il.