Beaucoup d’encouragements, d’explications, et quelques conseils, au programme d’une rencontre publique du comité de circonscription Les Républicains à Juvisy, mardi soir, avec comme invité de marque, le coordinateur national de la Primaire, Thierry Solère. Les 20 et 27 novembre prochain, la droite organise, 5 ans après le PS, sa primaire de « l’alternance », pour laquelle elle espère mobiliser plusieurs millions d’électeurs.

Entouré de quelques élus et de Laure Darcos, la responsable de la primaire pour l’Essonne, le député du 92 est venu donner des éléments à ses militants pour que l’organisation du scrutin et la campagne entre candidats se passent pour le mieux. Avec 177 bureaux de vote à tenir en Essonne, « un bureau correspond à 4 ou 6 bureaux de vote habituels », le parti Les Républicains espère faire venir aux urnes ses sympathisants et plus largement les électeurs de droite et centristes. « C’est l’occasion de réunir enfin beaucoup de monde » précise Thierry Solère, rappelant que quelques 150 000 personnes avaient voté à la présidence de l’UMP.

Outre les modalités techniques, comme les procurations qui ne seront pas possibles, les discussions ont également tourné sur la campagne et les craintes de « dérapages » entre candidats. « Des coups de griffe on aura » répond le Monsieur Primaire, tout en promettant que la droite « offrira une campagne digne ». Autre réflexion émise au cours de cette soirée, le sens même de cette primaire et ses conséquences sur le jeu institutionnel. C’est Georges Tron, venu en voisin comme maire de Draveil, qui s’interroge : « pour moi la primaire était inévitable, mais peu souhaitable, elle ne correspond pas à la 5ème République. Je pense qu’on est en train de vivre un bouleversement démocratique. Le système de primaire ne fragilise-t-il pas le candidat qui devient président? S’est-on posé la question dans le cas de Hollande? ». Une position en partie partagée par Thierry Solère, qui lui répond que « le quinquennat a déjà profondément changé notre fonctionnement institutionnel, avec le rôle diminuant du Premier ministre », lui confiant ensuite au sujet de la tenue de cette primaire : « je ne suis pas fervent, mais on n’a pas le choix, sinon on est mort ».