L’agglomération du Grand Paris Sud s’est officiellement installée le 14 mars dernier mais cherche encore à se créer sa propre identité. Pour cela, un certain nombre de concertations sont prévues. D’ici fin mai, les 24 communes que compte l’agglomération vont être consultées lors de séminaires. Puis ce sera au tour des acteurs économiques et sociaux avant que les travaux préparatoires ne se concluent fin septembre-début octobre 2016 par une phase de dialogues avec les habitants.

La nouvelle agglomération souhaite également associer ses concitoyens au Conseil de développement, une instance de démocratie participative créée pour qu’ils puissent y donner leur avis et y faire des propositions : « Ce système existe à Sénart depuis 2009, nous avons choisi de l’étendre à l’agglomération, explique Michel Bisson, maire de Lieusaint (Seine-et-Marne) et 1er vice-président en charge de l’élaboration du projet de territoire. Il sera composé de 60 à 70 membres bénévoles qui se réuniront en commissions et en groupes de travail  ». Consultative, cette instance pourra s’auto-saisir sur les sujets qu’elle souhaite ou être convoquée par l’agglomération : « Ce sera probablement le cas à propos du projet de territoire  », confie Michel Bisson.

Vers un contrat d’intérêt national

Parmi les dossiers prioritaires : la culture, l’emploi, mais aussi les transports : «  Nous sommes conscients des problèmes existants sur le RER D, poursuit Michel Bisson, la réalisation des liaisons T Zen 2 Sénart-Melun (prévue pour 2023) et T Zen 4 Viry-Châtillon – Corbeil-Essonnes (prévue pour 2017–2018) est également sur notre feuille de route ». La signature d’un Contrat d’intérêt national (CIN), dont la finalisation devrait intervenir avant l’été, devrait faciliter les choses en permettant à l’agglomération de se doter des outils de l’État.

La construction du Grand stade de rugby prévu pour 2021 sur le site de l’hippodrome de Ris-Orangis, et le projet de gare TGV à Lieusaint en feront partie : « Il s’agit de deux exigences, appuie Francis Chouat, maire d’Evry et président du Grand Paris Sud. Le Grand stade devrait voir le jour d’ici 2021, la gare TGV, qui est encore au stade de projet, aux alentours de 2030–2040. Mais l’interconnexion est un élément essentiel pour le dynamisme et l’attractivité de l’agglomération ». Avant de conclure : « C’est pourquoi il nous faut concilier deux territoires différents sur le papier autour d’un projet commun. Le Grand Paris Sud dispose de toutes les richesses nécessaires pour devenir un territoire autonome  ».