Son arrivée est déjà historique. En prenant la succession de Bernard Schmeltz, nommé préfet de Corse du Sud, Josiane Chevalier est devenue la première femme à diriger la Préfecture de l’Essonne : « C’est avec beaucoup d’émotion, de confiance et de détermination que je prends mes fonctions, a-t-elle déclaré. Je suis attachée à la parité, c’est un signe de progrès pour la société, mais ça me donne aussi des responsabilités vis-à-vis des femmes du département ».

Auparavant en poste dans les Pyrénées-Orientales, elle s’est dite « très fière » d’avoir été nommée dans l’Essonne et voit cette nouvelle mission comme un véritable défi professionnel : « Je passe d’un département de 470 000 habitants à l’Essonne qui en compte plus d’un million, analyse-t-elle. Il va falloir travailler autrement, les enjeux seront également différents puisqu’il s’agit du département du Premier ministre ».

Parmi ses priorités, trois axes principaux que sont la sécurité et la tranquillité publique, l’emploi et le développement économique, sans oublier la qualité de vie des Essonniens : « Des dossiers passionnants de toute nature m’attendent, a-t-elle poursuivi, il faudra poursuivre les efforts en matière d’emplois : étendre la garantie jeune, les emplois aidés et favoriser l’apprentissage. Je compte aussi m’appuyer sur les entreprises, notamment sur le réseau de PME (Petite et moyenne entreprise) du département ».

En matière de transports, la nouvelle préfète a pu constater les difficultés auxquelles étaient confrontés les Franciliens : « Lorsqu’on vient de province, comme c’est mon cas, on se rend compte des problèmes de circulation que connaît l’Ile-de-France et les Essonniens, a-t-elle reconnu. Il y aura un travail à faire avec le préfet de région (Ndlr : Jean-François Carenco) que je connais bien pour avoir été sa secrétaire générale lorsqu’il était en poste à Lyon ». Enfin, la nouvelle représentante de l’État en Essonne n’a pas oublié le monde agricole, « une composante importante du département, notamment dans sa partie sud ».

« Je suis une femme de terrain »

Consciente qu’elle doit encore se familiariser avec un département qu’elle découvre, Josiane Chevalier a annoncé qu’elle ferait beaucoup de déplacements dans les semaines à venir : « Je suis une femme de terrain », a-t-elle rappelé, précisant avec le sourire « affectionner le rugby », une discipline présente au haut niveau en Essonne. Mardi après-midi, elle s’est rendue au centre commercial Evry 2 et dans les quartiers des Tarterêts à Corbeil-Essonnes et de la Grande-Borne à Grigny , « deux zones de sécurité prioritaires ». Ce mercredi 18 mai, elle tiendra également des réunions sur l’aménagement et la réhabilitation des villes de Grigny et d’Evry. Avec comme credo un principe qu’elle entend appliquer en Essonne comme ailleurs : « conserver la culture du partenariat entre l’État et les collectivités ».