Un collectif d’habitants et de militants de gauche de Corbeil-Essonnes organise un rassemblement, ce dimanche 8 mai à 18h, pour contester l’attribution d’une avenue au nom de l’ancien maire et industriel Serge Dassault. 

La préfecture leur a confirmé l’autorisation, pour un rassemblement statique, au niveau de la gare routière de Corbeil-Essonnes. Une poignée de citoyens et de personnes impliquées dans la vie corbeil-essonnoise ont lancé il y a quelques semaines un appel sur Facebook. L’objet : montrer leur désaccord au baptême de la nouvelle liaison routière entre la N7 et la gare, à travers la Montagne des Glaises, du nom d’avenue Serge Dassault. Un temps prévue pour début avril (lire notre article), l’inauguration a été repoussée le temps de finir les travaux.

La nouvelle voie reliera la gare de Corbeil-Essonnes, du côté gare routière, au lycée avec un nouveau rond-point à hauteur de la N7. L’avenue Serge Dassault remplace sur ce tronçon une partie du boulevard Jean Jaurès, jusqu’à la limite d’Evry au niveau de l’hôpital. « Je me dis qu’on est nombreux à être indignés à l’idée que le Boulevard Jean Jaurès soit débaptisé pour Serge Dassault, marchand d’armes et plusieurs fois condamnés devant la justice française » annonce l’un des initiateurs de l’appel.

Le choix de ce changement de nom aura fait beaucoup de bruit localement, avec des protestations venues des opposants locaux à l’actuelle municipalité, comme les socialistes à l’automne dernier, mais aussi de la dérision face à cette décision, à l’image de la performance réalisée il y a peu par le collectif Epectase dans le cadre du festival L’oeil Urbain (lire notre article). Du côté de la mairie, on indique ne pas être au courant de cette initiative : « si c’est déclaré, ce sera encadré par la préfecture et la police » commente-t-on simplement dans l’entourage du maire Jean-Pierre Bechter.