Un Québécois accusé du meurtre d’un homme de 22 ans après que l’unité des affaires non résolues ait procédé à une première arrestation

MONTRÉAL – L’unité d’enquête sur les affaires non résolues de la police provinciale du Québec, qui a été renforcée il y a quatre ans, a enregistré sa première victoire jeudi après qu’un homme a été formellement accusé d’un meurtre vieux de 22 ans et d’une agression sexuelle violente distincte.

Marc-André Grenon fait face à des accusations de meurtre au premier degré, de tentative de meurtre et d’agression en lien avec deux affaires distinctes contre des étudiantes datant de 2000.

Grenon a comparu par vidéoconférence à Chicoutimi, au Québec, à environ 215 kilomètres au nord de la ville de Québec, pour être accusé de meurtre au premier degré et de voies de fait graves en rapport avec le meurtre de Guylaine Potvin, une étudiante de 19 ans retrouvée morte dans son appartement à Jonquière, au Québec.

Le procureur de la Couronne Pierre-Alexandre Bernard a déclaré que Grenon, de Granby, au Québec, à l’est de Montréal, était également accusé de tentative de meurtre et d’agression sexuelle d’une autre femme qui a été violemment agressée et laissée pour morte à Québec quelques mois plus tard. Une ordonnance de non-publication protège l’identité de la victime, qui a survécu à l’agression.

La police provinciale du Québec a confirmé jeudi que l’arrestation de Grenon est la première depuis que l’escouade des affaires non résolues de la force a été renforcée en 2018.

La police provinciale a annoncé cette année qu’elle augmentait son escouade des affaires non résolues de cinq agents à près de 30 afin de s’attaquer à des centaines de meurtres et de soupçons de meurtres remontant aux années 1960, mais jusqu’à cet été, ils n’en avaient pas encore résolu un seul.

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Mercredi, le résumé du cas de Potvin sur le site Web des affaires non résolues a été mis à jour pour ajouter le mot « résolu ».

Les membres des familles des victimes de meurtres non résolus ont déclaré à la EssonneInfo cet été qu’ils avaient l’impression que la police n’adoptait pas une approche proactive à l’égard de leurs cas, et se demandaient si les enquêteurs utilisaient pleinement les progrès de la technologie de l’ADN qui ont permis de résoudre des affaires non résolues aux États-Unis et ailleurs.

Dans une déclaration mercredi, la police provinciale a salué le travail des enquêteurs de la division des affaires non résolues et du laboratoire médico-légal, ainsi que « les méthodes innovantes utilisées aujourd’hui en biologie médico-légale » qui ont permis une arrestation. Elle n’a toutefois pas fourni de détails sur les techniques utilisées.

Mme Potvin, 19 ans, a été retrouvée morte le 28 avril 2000 dans son appartement de Jonquière, aujourd’hui un arrondissement de Saguenay (Québec), au nord de la ville de Québec. Elle vivait avec deux colocataires féminines, également étudiantes, qui n’étaient pas à la maison lorsque le meurtre a eu lieu dans leur résidence de la rue Panet.

La police affirme que son enquête sur le meurtre de Mme Potvin a révélé des similitudes avec l’affaire de Québec, survenue en juillet de la même année, dans laquelle une étudiante vivant seule avait été agressée.

Plus de deux décennies plus tard, la police provinciale du Québec a arrêté Grenon mercredi.

Bernard a déclaré qu’il restera détenu jusqu’à ce que son cas revienne devant le tribunal le 21 novembre.

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Ce reportage de La EssonneInfo a été publié pour la première fois le 13 octobre 2022.

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