Lassée des multiples failles qui affectent depuis quelques jours le trajet de milliers de voyageurs, l’association SaDur décrète l’état d’urgence de la ligne D du RER. Par son action, elle espère faire avancer les débats entre syndicats et représentants de la SNCF, afin de favoriser des actions concrètes.

Avec jusqu’à 580 000 voyageurs et 440 trains par jour, la ligne D du RER est la plus fréquentée d’Île-de-France. Et pour autant, elle n’en est pas la mieux desservie. En effet, la semaine dernière, les voyageurs ont connu de multiples perturbations sur leur ligne. Accidents de personnes, rupture de caténaire, pannes de signalisations et d’aiguillages, colis suspects, agression d’un conducteur… Des cas censés être exceptionnels mais qui deviennent aujourd’hui une routine que les usagers ne supportent plus. Alors pour porter leur message, l’association SaDur se fait porte-parole de leurs revendications.

Avec toutes ces perturbations, SaDur, association d’usagers de la ligne D, estime que plus d’un train sur trois ont été en retards ou supprimés au cours de l’année 2015. Dans son communiqué de presse, l’association explique qu’elle souhaiterait que la SNCF, dans son ensemble, ainsi que le STIF mais aussi les syndicats, prennent des décisions concrètes, sans, une nouvelle fois, pénaliser l’usager. Ainsi, les membres de la SaDur réclament plus de matériel pour des conditions de transports plus convenables, une augmentation du personnel de gare afin d’assurer la sécurité, mais également une amélioration dans la gestion des colis suspects, qui bien souvent font l’objet d’une intervention trop longue. Un immense chantier de rénovation et de réorganisation auquel l’association veut bien prendre part, dans la limite de ses capacités.