Quelques 400 personnes étaient présentes ce vendredi matin à la Maison des syndicats d’Evry. Les membres du personnel du département ont massivement répondu à l’appel de l’intersyndicale CGT, FO et FSU pour une Assemblée générale exceptionnelle. La salle regorge d’agents, tous souhaitent défendre leur cause. Le micro passe de mains en mains, une pluie de questions s’abat alors sur les syndicalistes en charge de l’animation de cette assemblée.

Différents axes sont à l’ordre du jour, les conditions de travail sont une nouvelle fois au cœur des revendications. Si plusieurs départs ont déjà été actés (sans être remplacés), le Conseil départemental prévoit de supprimer 105 nouveaux postes de ses effectifs. « On veut savoir si nos postes sont menacés », lance alors un agent. « On a aucune information alors qu’on est en pleine mutualisation », réplique un autre. Les « heureux » restants devront assurément travailler plus afin de pallier le manque d’effectif, l’exécutif prévoit de ce fait de rehausser le temps de travail à 1607 heures annuelles. Un nombre d’heures que beaucoup estiment déjà dépasser compte tenu de leurs multiples heures supplémentaires . « On nous dit que quand on est au travail après les heures légales de travail, c’est parce qu’on est mal organisés », ironise alors une employée alors que neuf jours de congés annuels sont aussi remis en cause.

Boycott et grève !

Autre point important de cette matinée, la question des primes. Les agents craignent de se voir supprimer leur régime indemnitaire, leur prime d’installation (pour les agents des collèges) ou encore de voir baisser leur budget d’action sociale. « J’ai l’impression que les nouveaux directeurs n’ont pas suivi les formations nécessaires pour motiver les agents, travailler en collaboration avec eux », peste de nouveau un agent présent dans la salle. « On n’est pas là pour notre petit nombril. On est au service des Essonniens et on souhaite leur donner un service public de qualité », précise un autre, alors que des applaudissements retentissent de manière récurrente.

Après plus d’une heure de réunion, et de nombreuses questions restées sans réponse, il est venu le temps de délibérer. Les syndicalistes souhaitent prendre des décisions afin de défendre au mieux les acquis, et les conditions de travail du personnel. Et si les propositions fusent dans la salle, seules deux d’entre elles seront soumises au vote. Quasiment à l’unanimité, le personnel présent ce vendredi matin décide de boycotter les vœux du président François Durovray aux agents, alors qu’un appel à la grève et un rassemblement est prévu le lundi 25 janvier prochain, jour du vote du budget 2016 à l’assemblée départementale, qui contient plusieurs mesures d’économies et de restrictions budgétaires.