L’année 2015 fut tragique à cause des attaques meurtrières qui ont secoué la capitale et ses alentours. Une série d’événements qui ne doit pas nous abattre mais plutôt nous forcer à vivre.

Il y a presque un an, 2015 débutait par un drame. Le mercredi 7 janvier au matin, jour de conférence de rédaction au sein du journal Charlie Hebdo, 2 hommes armés entrent dans les locaux de l’hebdomadaire satirique, et ouvrent le feu sur l’équipe, abattant journalistes et caricaturistes de renom. En partant, ils donnent de nouveau la mort à un policier en pleine rue et s’enfuient. Ils seront traqués et neutralisés deux jours plus tard en Seine-et-Marne. Le même jour, un troisième individu s’en prend à un supermarché casher de la Porte de Vincennes, après avoir tué une policière municipale.

La France est sous le choc. La première réaction est celle de l’effroi, avant le nécessaire recueillement. En Essonne, les hommages se sont multipliés, à l’image du lâcher de ballons des journalistes du département une semaine après les attaques meurtrières. Le 11 janvier, la marche parisienne restera comme un moment fort d’unité nationale, avec une mobilisation citoyenne impressionnante. Puis vient rapidement la question du pourquoi. Comment expliquer ce qu’il s’est déroulé, comment faire pour que cela ne se reproduise pas, et surtout, comment ne pas tomber dans la peur et le replis sur soi, à l’heure où les terroristes ne cherchent qu’à nous diviser.

10 jours seulement après les attentats, un débat réunissant le philosophe et islamologue Tarik Ramadan et le journaliste Edwy Plenel fait salle comble à Brétigny. Un temps de réflexion qui permet d’échanger sereinement sur les responsabilités qui incombent à chacun dans notre société pour sortir par le haut d’un tel drame. La réponse gouvernementale va dans les mois qui suivent prendre la forme d’un débat accéléré sur la question du renseignement et des forces de police. Le projet de loi relatif au Renseignement est débattu de manière expresse et soumis au vote du parlement début mai. Avec la communauté des éditeurs de presse numérique, nous pointons les risques majeurs pour nos libertés induits dans cette loi, dans notre édito des 5 ans d’Essonne Info. Loi qu’approuveront finalement 6 députés de l’Essonne sur 10.

En fin d’année, la soirée du 13 novembre marquera à jamais nos esprits. Paris fait les frais ce soir là d’attaques aveugles. Et si « Paris est plus grand que Paris », nous resterons choqués par l’ampleur du drame dans la capitale et sa proche-banlieue. Une série d’hommages va avoir lieu partout dans le département. Les conséquences directes de cette période post-attentats sont fortement liées à la mise en place de l’état d’urgence dans le pays. Ce qui va conduire à l’annulation de plusieurs événements comme le bouclage annoncé du Plateau de Saclay avant la COP 21. Quelques dizaines de perquisitions ont aussi eu lieu dans le département, sans résultat communiqué pour le moment. A l’aube d’une nouvelle année, le pays reste sous le coup de l’état d’urgence, et les débats sur la sécurité n’en finissent pas d’être alimentés par nos dirigeants.

Nos rétros 2015 :