L’année 2015 s’achève. Une année remplie en évènements tragiques mais aussi en actualités sensibles pour notre pays. Les migrants ont, d’ailleurs, eu une grande place dans les médias. 

Ce lundi 2 novembre, une vingtaine de migrants a protesté contre les conditions de vie dans leur centre d'accueil. (JL/EI)

Bien que le début d’année fut calme sur ce sujet, il a pourtant beaucoup fait parler. Quel devenir pour les migrants ? Qui sont-ils ? Pourquoi viennent-ils ? Un grand nombre de questions que se posaient les Essonniens avec l’arrivée des migrants en Essonne. En effet, suite au démantèlement d’un camp de migrants à Paris le 2 juin, certains avaient été transférés dans des hébergements d’urgence en Essonne.

Ce ne sont pas moins de 380 migrants qui avaient été séparés et redirigés vers ces hébergements sociaux. Certains d’entre eux, 36 au total, avaient été envoyés vers un hôtel Formule 1 à Courcouronnes, dans la zone d’activité.

On pouvait y rencontrer des Nigériens, des Erythréens, des Soudanais. Tous cherchaient un nouvel espoir en fuyant une dictature trop difficile à supporter. C’était le cas d’un jeune soudanais. Suite à ces arrivées sur le territoire de l’Essonne, les maires étaient désemparés surtout par un manque d’informations. Ces derniers s’interrogeaient notamment sur l’avenir très opaque de ces réfugiés placés dans ces hébergements d’urgence donc provisoires. 

Une arrivée compliquée

Après des arrivées au mois de juin, c’est au mois d’octobre que 130 migrants sont venus sur le territoire essonnien, à Champcueil plus précisément. C’est dans un centre de la Croix-Rouge qu’ils ont été accueillis. C’est avant tout une histoire d’hommes, perdus dans ce nouveau pays. Au-delà de toutes les polémiques autour d’eux, ce sont des personnes simples arrivées, pour la plupart, par la mer : un périple pour arriver jusqu’ici. Ils étaient à la recherche d’un nouveau départ et d’une nouvelle vie en France. Cependant, cette arrivée s’apparente à une désillusion, notamment sur les conditions d’accueil. Mal desservi par les transports en commun, faire les démarches administratives fut un moment long et fastidieux pour ces hommes.

Après la désillusion, la colère prend le dessus. Ainsi, début novembre, quelques dizaines de migrants ont manifesté pour dénoncer de mauvaises conditions d’accueil. Manque d’eau potable et manque de soutien pour entamer les démarches de demande d’asile, les migrants crient à l’aide. Suite à cette manifestation, le milieu associatif est parvenu à obtenir un rendez-vous avec la préfecture de l’Essonne, avant tout pour améliorer leur condition de vie. Les accusations par les migrants et les associations ne plaisent pas à la Croix-Rouge qui assure que les missions en terme de santé sont remplies et justifie que tout est très bien sur le site d’accueil. Avis que la préfecture de l’Essonne partage puisque aucune autre proposition de site n’a été faite.

Bref, le sujet des migrants reste sensible et s’avère une source de discorde dans le milieu politique, mais également pour la population. Que va-t-il advenir des migrants ? Quelles solutions pourront être apportées ? Autant de questions qui restent aujourd’hui sans réponses.

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