Vincent Delahaye (Parti radical) a annoncé mercredi sa candidature aux élections sénatoriales de septembre prochain. Il conduira une liste intitulée « Libres et indépendants pour l’Essonne ». Pour Michel Berson (PS), la « droite essonnienne s’entre-déchire ».

  • Photo : Vincent Delahaye et sa colistière, Jocelyne Guidez, seront candidat aux élections sénatoriales de septembre prochain.

Le maire de Massy aura devancé d’une journée Jean-Louis Borloo, en prenant ses distances avec l’UMP. Vincent Delahaye conduira une liste intitulée « Libres et indépendants pour l’Essonne » aux élections sénatoriales de septembre, « pour mettre une équipe dynamique au service des élus ». Il sera secondé par la maire de Saint-Chéron, Jocelyne Guidez, élue en 2008 sous les couleurs de l’UMP.

« La droite essonnienne s’entre-déchire »

Vincent Delahaye pourrait bien affaiblir davantage la droite départementale, face à une gauche essonnienne qui avance d’un seul bloc. Pour l’ancien président socialiste du conseil général de l’Essonne, l’annonce de la candidature du maire de Massy, « confirme la division de la droite en Essonne » pour qui, elle « n’en finit pas de s’entre-déchirer, sans leader et sans projet » rajoute Michel Berson. Par ailleurs, l’ancien édile estime que la majorité départementale de gauche « s’est d’ores et déjà mise au travail pour apporter des réponses concrètes aux attentes des communes de l’Essonne, de leurs élus et de leurs habitants ». L’élu socialiste figure en troisième position sur la liste menée par l’écologiste Jean-Vincent Placé (lire notre article).

De son côté, l’UMP 91, par la voix de son président, le maire de Draveil et Secrétaire d’État à la fonction publique, Georges Tron, considère cette candidature, comme étant une « démarche individuelle ». Reste à savoir maintenant si cette démarche entreprise par le maire de Massy demeure isolée après les propos de Jean-Louis Borloo hier soir dans « à vous de juger » sur France2. Ce dernier a marqué clairement sa différence avec la majorité présidentielle et il est probable que des élus de centre-droit montent des listes alternatives à celles de l’UMP pour les sénatoriales.