À quelques jours du premier tour des élections régionales, revenons en chiffres sur les élections précédentes ou encore sur le nombre d’Essonniens à élire. Bref, ce qu’il faut savoir sur ces élections.

Ça y est, elle touche à son terme. D’ici quelques jours et après avoir duré plusieurs mois, la campagne électorale des régionales va arriver à sa fin. Les 6 et 13 décembre, il sera temps de passer devant les urnes, pour la seconde fois de l’année après les élections départementales. L’objectif de ce nouveau scrutin est de taille : renouveler les quelques 209 élus qui siègent au Conseil régional depuis maintenant six ans.

Et ils sont nombreux à vouloir faire leur entrée au 33 rue Barbet-de-Jouy dans le VIIe arrondissement de Paris, emplacement du tant convoité Conseil régional d’Île-de-France. En tout, 13 listes veulent se tailler la part du lion. Treize listes, ou plutôt douze qui souhaitent rafler la région capitale à la gauche. Car celle-ci est très bien implantée en étant à tête depuis près de vingt ans.

 

17 ans pour être plus précis. Pour autant, il ne s’agit pas d’une seule gauche, mais bien d’une gauche plurielle. En effet, différentes mouvances de la gauche cohabitent au Conseil régional depuis toutes ces années. Socialistes, écologistes, radicaux de gauche, communistes, ou encore certains membres du Front de Gauche sont à la tête d’une majorité large, avec 142 sièges contre 67 pour l’opposition de droite. Une majorité dans laquelle sont présents quelques Essonniens

24 places pour les Essonniens

Au total, 24 conseillers régionaux essonniens siègent dans l’assemblée parisienne. Tous ne font pas partie de la majorité. Pourtant, le très bon score enregistré par cette gauche unie au second tour des élections régionales de 2010 a réussi à en propulser 17 d’entre eux sur les bancs de la majorité. 17 élus de sensibilités différentes, allant du Front de Gauche au Parti radical, en passant par les rangs socialistes et écologistes.

Une poignée de ces 17 élus se sont vus attribuer des vice-présidences. Dès son élection en 2010, le Président de la Région Jean-Paul Huchon a fixé ce nombre à 15. Ainsi, le socialiste Julien Dray – aujourd’hui tête de liste dans le Val-de-Marne – a  été nommé vice-président en charge de la culture. Un chemin qu’a suivi quatre ans plus tard la Massicoise Hella Kribi-Romdhane. En effet, la socialiste a succédé à Emmanuel Maurel, devenu entre-temps député européen, comme vice-présidente en charge de la formation professionnelle, de l’apprentissage et de l’alternance.  

Des listes renouvelées

  Ainsi, 13 listes partent à l’assaut du Conseil régional. Chacune d’entre elles comporte le nom de 24 Essonniens. Et pour cette liste départementale, les différents partis ont fait globalement le choix de renouveler leur effectif. Seules quatre listes proposent des conseillers régionaux essonniens sortants. Et parmi ces quatre listes, rares sont celles qui présentent plus de deux conseillers régionaux sortants. L’alliance Les Républicains, UDI et MoDem part avec deux des sept Essonniens membres de l’actuelle opposition régionale, à savoir Stéphane Beaudet ou encore Faten Hidri. Ces partis ont notamment fait la place aux nouveaux élus issus des dernières élections.  

Seule la liste socialiste s’appuiera sur une grande partie de ses élus sortants. Outre la vice-présidente Hella Kribi-Romdhane, Olivier Thomas ou encore Jean-Vincent Placé et Laurence Bonzani, tous deux de sensibilité écologiste, sont de nouveau de la partie.

Ainsi, il ne reste maintenant plus que quelques jours avant d’y voir plus clair dans ce combat pour le Conseil régional.

Les 13 listes  Tête de liste
Debout La France Nicolas Dupont-Aignan
EELV Emmanuelle Cosse
Fédération libertaire unitaire ouverte Sylvain De Smet
Front de Gauche Pierre Laurent
Front National Wallerand de Saint-Just
Liste d’union citoyenne Dawari Horsfall
LR-UDI-MoDem Valérie Pécresse
Lutte Ouvrière Nathalie Arthaud
Nous Citoyens Valérie Sachs
Aux urnes citoyens – PLD Aurélien Véron
Parti Socialiste Claude Bartolone
Union des démocrates musulmans français Nizarr Bourchada
Union populaire démocrate François Asselineau