Les salariés de l’entreprise spécialisée dans la traite des appareils électroniques se sont rassemblés vendredi devant l’entrepôt situé à Brétigny-sur-Orge.

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Les temps sont durs pour les salariés de Pixmania. En effet, 86 d’entre eux, travaillant dans l’entrepôt situé à Brétigny-sur-Orge, sont inquiets quant à leur avenir au sein de l’entreprise, menacé par la suppression de leurs contrats de travail. Ces derniers se sont donc réunis vendredi 27 novembre devant l’entrée de l’usine. Le directeur-général André Calisti mais aussi le maire de la ville Nicolas Méary ont été également conviés à cette assemblée des travailleurs initiée par les responsables syndicaux CGT.

Les salariés désemparés

Les employés ont exprimé leur inquiétude face à leur avenir menacé par la suppression de 86 contrats de travail. Une hécatombe sociale qui a débuté en 2014, avec la signature de l’Accord National Interprofessionnel (ANI) par le MEDEF et la CFDT mais critiquée par d’autres syndicats dont CGT et FO. L’effectif composant l’entrepôt brétignolais était alors passé de 159 à 86 pensionnaires.

Un an après, la situation demeure toujours aussi critique pour les salariés. L’éventualité du licenciement collectif, l’absence d’informations concernant l’état actuel de l’entreprise gérée par le groupe allemand Mutares… autant d’interrogations et d’incompréhensions suscitées au sein des travailleurs locaux.

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« On est dans le flou total. Les échanges sont très ambiguës et on se pose pas mal de questions, déplore John, responsable d’exploitation. On ne sait pas si nous nous trouvons dans une phase de PSE (Plan de Sauvegarde pour l’Emploi) ou d’un redressement judiciaire suite à l’annonce d’un nouvel repreneur ». Un constat partagé par l’ensemble de ses collègues.

« Quatre repreneurs officiels »

De son côté le directeur général de Pixmania Brétigny André Calisti s’est chargé de dissiper les inquiétudes des employés en annonçant notamment la candidature de « quatre repreneurs officiels » pour l’entreprise. Une déclaration qui n’a, semble-t-il, pas convaincu ses interlocuteurs. « Il ne change pas de discours. Depuis le temps qu’on le connait, il vient et nous raconte toujours la même chose, affirme d’un air désabusé Norbert, préparateur de commandes. On ne sait pas ce qui va se passer prochainement, s’il y aura la fermeture ou alors le plan social ».

Les salariés peuvent toutefois compter sur le soutien du maire Nicolas Méary. L’édile brétignolais a durement taclé la direction encourageant celle-ci à « plus de transparence ». « Mutares a pris la responsabilité d’une communauté humaine et ça il ne faut pas l’oublier (…). En tant qu’élu, je serai du côté des salariés de l’entreprise pour que toutes les solutions soient trouvées dans les meilleurs conditions possibles ». Le message portera-t-il ses fruits ? L’avenir de ces 86 salariés en dépend…