Essonne Info est allé à la découverte de Space Jump. Un parc à trampolines quasiment inédit en France, fraîchement débarqué à Fleury-Mérogis.

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Le lieu fait salle comble durant les vancances (GD/EI)

Il y a environ 3 ans, Damen Ismaël, Sébastien Calabri ainsi que les deux basketteurs professionnels, Xavier Corosine et Luc Arthur, ont décidé de se lancer dans ce projet pour le moins atypique dans l’hexagone. Tapisser de trampolines une salle de plus de 1000m². « Il y en a partout, aux Etats-Unis, à Dubaï, à Hong-Kong, en Allemagne, partout », insiste Damen Ismaël, première tête pensante du projet. En France, jusque-là, seule Bordeaux pouvait se targuer de posséder un tel parc à trampolines. Depuis le 5 septembre dernier, Fleury-Mérogis n’a plus rien à lui envier.

« C’était rempli tout le temps »

Pour en arriver là, les quatre hommes ont dû batailler sans relâche. Après avoir analysé la demande via une étude de marché, il a ensuite fallu établir un business plan, puis… trouver les locaux. « C’était très difficile. Pour une création, les propriétaires sont très frileux. Là on a eu de la chance, on est tombés sur un proprio qui croyait en notre projet », poursuit alors le président de la salle. Après de longues négociations et des accords en tout genre, les travaux ont enfin pu être lancés durant l’été 2014. De la confection des trampolines, à la mise en place des normes de sécurité, en passant par le design de la salle, ce parc a nécessité plus d’un an de travaux. « Tout le monde a apporté sa pierre à l’édifice pour avoir le Space Jump que vous voyez. C’est vraiment un travail d’équipe », précise-t-il.

Mais pourquoi « Space Jump » ? « On a tous aimé ce nom là. Jump ça représente notre activité, et Space, parce qu’on voulait mettre notre univers », réplique-t-il en pointant du doigt les graffitis réalisés par le graffeur Slaye 2 sur les murs de la salle. Quasiment deux mois après l’ouverture, les associés semblent plutôt très satisfaits du résultat. L’affluence des deux premières semaines a été exceptionnelle, désormais, chaque tranche d’âge s’est quelque peu appropriée sa tranche horaire. « Le matin on a surtout des enfants. Ensuite de 14h à 17h on a les ados. Et le soir, les adultes », explique Damen Ismaël.

En sortie avec son club de basket de Saintry, Hugo, 14 ans, a pu tester cette salle de sport vraiment pas comme les autres. « C’est super fun. Pouvoir dunker alors qu’on a pas la taille… j’aime bien le principe. Mais c’est quand même fatigant », sourit le jeune homme. « Je trouve que le principe est super sympa, notamment quand on arrive dans cette période de mauvais temps. Je pense qu’en tant que parents, on peut vite se laisser prendre au jeu », lance Franck, le père d’Hugo, qui assure qu’il reviendra tester le parc.

Ce n’est qu’un début

Et si les amateurs de trampolines sont nombreux, beaucoup de confirmés reviennent régulièrement dans ce parc. Des gymnastes professionnels ou encore des sortes de Yamakasi y viennent perfectionner leur art, pendant que des basketteurs professionnels viennent s’adonner à des concours de dunk exceptionnels. « C’est vraiment un super truc. Ça fait plaisir de voir des sportifs de haut niveau. Ça va marcher, c’est sûr », commente Arthur, basketteur professionnel venu accompagner les jeunes du club de basket de Saintry.

Pour divertir tout ce beau monde, plusieurs ateliers ont déjà été créés. Le Space dunk, qui met à disposition des paniers de basket aux abords des trampolines. Le wall run et le high perf, qui permettent de faire de nombreuses figurent notamment avec des trampolines de compétition. La free zone, qui propose différentes structures pour des pratiques libres. Ou encore et surtout deux terrains de Dodge ball. « C’est une variante de la balle aux prisonniers. Ici c’est sur trampolines, mais en France on pratique déjà le dodge ball dans des gymnases », précise le président en expliquant plus précisément les règles de la discipline.

S’il est encore trop tôt pour tirer un pertinent bilan de ce projet, les quatre associés ne comptent bien évidemment pas s’arrêter en si bon chemin. Des idées plein la tête, ces derniers espèrent prochainement proposer bien d’autres activités. « On attend d’être bien connus puis on va mettre en place des tournois (particuliers, collectivités) avec des lots à gagner ». Des cours de trampolines et de fitness vont bientôt être mis en place. Des terrains de volley sont à l’étude, et un véritable terrain de basket avec des trampolines uniquement devant les paniers pourrait aussi voir le jour dans les prochaines années.

Le développement reste donc le mot d’ordre pour ces trentenaires très ambitieux, Fleury-Mérogis n’est peut-être que le début d’une grande aventure. S’ils comptent tout d’abord s’implanter plus largement dans la région, la marque Space Jump aimerait bien s’approprier la France entière… « C’est le projet d’une vie », conclut Sébastien Calabri.