Ce jeudi 15 octobre débute l’exposition « Lumières Fréquences Essences » proposée par l’association SIANA et créée par la Gamelab Agency. Entre écrans et lumières, l’exposition promet d’être un vrai succès.

L’exposition « Lumières Fréquences Essences » débute ce jeudi 15 octobre et continuera jusqu’au 21 novembre avec de belles promesses. Sur la thématique de la lumière, le public peut laisser son imagination s’envoler face à des murs où sont projetés différentes oeuvres. Ce projet présente des spectres lumineux habités par la passion de ces artistes. Ainsi, en entrant dans une pièce, l’essence qui s’en dégage ne pourra qu’être hypnotique. Au delà du visible, l’imagination prend place dans toutes les têtes. Le public est plongé dans une cathédrale de lumière peuplée d’étoiles, de chiffres et de lignes. « C’est à la fois de l’art optique et des nouveaux médias  » explique Théo Cabrero, chargé de médiation à SIANA. « C’est avant tout un rapport à la lumière  ».

SIANA : l’oeuvre avant tout

L’association SIANA a été créée en 2005 et est née « d’une volonté de rapprocher le travail artistique avec le travail des ingénieurs en informatique pour faire le lien autour de création d’oeuvres que notre association expose  » explique Théo Cabrero. C’est soutenu par le Conseil Général de l’Essonne, qu’un groupe de professeurs passionnés d’art se sont rassemblés pour créer SIANA. Depuis plusieurs années, l’association est hébergée par l’ENSIIE (l’Ecole Nationale Supérieure d’Informatique pour l’Industrie et l’Entreprise) basée à Evry. « On propose des unités d’enseignements libres au sein de l’ENSIIE qui permettent aux étudiants ingénieurs de mobiliser leurs compétences informatiques pour les appliquer à un projet artistique  » affirme Théo Cabrero « C’est le cœur de notre réflexion  ».

La lumière est maîtresse des lieux durant cette exposition, ainsi que le rapport que l’on peut avoir avec elle. Cet évènement a été conçu pour le Festival Croisement 2014 dans le cadre du Cinquantenaire de la coopérative franco-chinoise, en collaboration avec l’institut Français en Chine. Cette année, l’exposition est présentée en France et s’inscrit dans le cadre de Némo, Biennale internationale des arts numériques. La transmission de la culture numérique est le fond de cet évènement et permet au public de découvrir des oeuvres contemporaines qui poussent à la réflexion. « Les spectateurs seront immergés dans une ambiance colorée, sonore  » affirme Théo Cabrero « Cela invoque notamment l’histoire de l’art, des références à notre société  ».

La lumière mise à l’honneur

En entrant dans les locaux de l’ENSIIE, les couloirs se croisent et se mêlent. L’école est gigantesque et SIANA a de quoi s’exprimer dans un tel espace. Les oeuvres ne sont pas encore installées mais le chantier est en cours. Durant l’exposition, chaque pièce sera consacrée à une oeuvre particulière. La première étape est une projection d’une personne. « On peut le comparer au petit prince  » explique Théo Cabrero. Pour l’instant, non monté, il n’y a que la photo pour imaginer ce que sera l’oeuvre. Pourtant, le mur blanc indique déjà que « les codes de l’utilisation des vidéos-projecteurs seront cassé s ».

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The Curious and the Talker proposé par Meris Angioletti (FB/EI)

Les pièces se succèdent et sont toutes aussi bien agencées les unes que les autres. L’une d’entre elles surprendra le plus : « la Sortie d’usine Lumière » de Damien Aspe. Cette oeuvre reprend le premier film des frères Lumières, les pionniers dans le domaine. Le public va être surpris. « Son travail est centré sur l’informatique et le film sera projeté sous forme de code hexadécimal. C’est déstabilisant pour le public car présenté sous forme de chiffre. C’est une manière humoristique de voir le film  » explique Théo Cabrero.

Puis l’artiste Tomek Jarolim arrive pour présenter aussi son travail : « Ramdom Serie », tel est son nom. Au mur, une projection de fines lignes noires et blanches qui défilent à une vitesse vertigineuse. « C’est une installation de code en direct. Ainsi, la machine projette des lignes à une certaine vitesse et essaye d’aller aussi vite que je lui demande  » explique Tomek Jarolim. « Ce qui m’intéresse, ici, c’est de proposer des calculs numériques en version noir et blanc pour venir faire effet sur la rétine. L’oeil va être perturbé, déjoué. C’est le bug de l’oeil contre le bug de la machine  ». Lorsque l’on regarde le mur, on ne peut pas détourner le regard, tant c’est fascinant. Les lignes se mêlent et s’entremêlent dans un rythme effréné. «  Je propose un instant à contempler, il n’y a pas de scénario, pas d’histoire, pas de fin, c’est une boucle  » explique-t-il « Il faut plonger dans l’image pour ressentir des choses  ».

La dernière pièce propose une toile lumineuse. 3 projecteurs aux couleurs primaires s’illuminent sur le mur pour former une grande toile blanche. « Ici, avec les médias de lumières, on y découvre le principe de la synthèse additive des couleurs  » explique Barthélémy Antoine-Loeff, l’un des artistes qui expose. « Le blanc n’est pas une couleur a proprement parlé, mais, ici, on voit que l’addition des 3 couleurs primaires forme le blanc  ». Lorsque l’on s’approche, l’ombre est triplée. Jaune, bleu et rouge. « Il y a une certaine théâtralisation de la lumière » affirme-t-il. Il est vrai que lorsque les projecteurs s’allument, on s’amuse de se voir sur ce carré blanc, en triple, et être le personnage principal. « Lorsque tu es en face, tu es sur une toile. Et lorsque l’exposition commencera, cette toile prendra vie quand les gens passeront devant  ». Il suffit de contempler l’oeuvre sans réfléchir et laisser son imagination voguer.

L’exposition « Lumières Fréquences Essences » promet de belles surprises. Avec des jeux de lumières différents et des idées qui divergent, le public ne pourra qu’être émerveillé. A ne manquer sous aucun prétexte.

  • Lumières – Fréquences – Essences
    Exposition arts optiques & nouveaux médias
  • Du 15 octobre au 21 novembre 2015, ouverture du mardi au samedi de 14h à 18h (sauf jours fériés) à l’ENSIIE (entrée par le 17, cours Blaise Pascal) à Evry.
  • Vernissage le jeudi 15 octobre à 18h