En séance publique ce lundi 12 octobre, le préfet de l’Essonne a passé la matinée à répondre aux questions des conseillers départementaux. Passage en revue de points sensibles.

Conseil départemental

> Sur la sécurité

La sécurité est revenue plusieurs fois dans les questions des élus essonniens, qui ont pointé des incivilités croissantes. Dénonçant une baisse des effectifs de police, Christine Rodier, élue de la majorité et maire d’Athis-Mons, a interpellé le représentant de l’Etat à ce propos. « Nous nous efforçons de maintenir une présence visible des policiers en Essonne, a répondu l’intéressé. Qu’il s’agisse de la police nationale ou municipale. Il y a de plus un effort fait par les municipalités à ce niveau, avec par exemple les dispositifs « Voisins vigilants ». »
Le préfet a également rappelé aux conseillers départementaux qu’en 2015, le nombre de patrouilles avait augmenté. Il y en a à l’heure actuelle 95. D’autre part, dans le cadre du plan Vigipirate, 200 militaires sont déployés dans le département.

> Sur les travaux pour le prolongement du T7

A cette question épineuse dans le domaine des transports essonniens, le préfet se veut diplomate. Après l’accord du département passé avec la région et le vote final donnant le projet validé et financé, il précise que « plus les collectivités territoriales s’associent à l’Etat, pour la première tranche de travaux, mieux ce sera. Il faut travailler ensemble le plus possible. »

> Migrants : « La France n’a pas le choix, elle doit les accueillir »

« La demande d’asile n’a pas évolué, mais la France va avoir de plus en plus de demandeurs d’asile », répond le préfet de l’Essonne à une question posée sur l’accueil des migrants dans le département. Et de préciser que cette décision est particulièrement valable pour les migrants qui viennent de pays en guerre ou soumis à une dictature violente, comme l’Érythrée, l’Irak ou la Syrie.

> « Travailler ensemble » sur les conditions d’accueil des Roms

Les élus ont également pointé la situation des Roms à Juvisy et à Wissous, plus grand camp du département, et alerté sur « les conditions d’insalubrité, les problèmes de santé des ces adultes et de ces enfants (ils sont une centaine à Juvisy) ». « Une plainte a été déposée par le propriétaire des lieux à Juvisy, et la justice s’est saisie du dossier », explique le préfet. « Il faut aussi que les services (forces de l’ordre, élus, associations et assistants sociaux, ndlr) apprennent à travailler ensemble. »

> Sur la décharge de la N20

Citant « les articles de presse » qui ont évoqué le sujet de la décharge sauvage de la RN20 ces derniers jours, Sandrine Gelot-Rateau, par ailleurs maire de Longjumeau, a expliqué la consternation que vivent les riverains face à cet amoncellement d’ordures. « Je comprends le désarroi des concitoyens, et celui des élus. Mais tout l’arsenal juridique a été mis en place pour régler cette question. Nous allons aussi permettre de développer la vidéo surveillance, pour prendre ceux qui jettent leurs ordures sur le fait », assure le préfet.