Des élus et anciens responsables de l’UMP, du FN et de CPNT rejoignent les rangs de Nicolas Dupont-Aignan en vue des Régionales. NDA vante le « rassemblement » qui s’opère autour de lui, et compte bien mettre des bâtons dans les roues de la droite dans le département.

Il ne veut pas parler « d’ouverture », mais plutôt de « rassemblement ». Nicolas Dupont-Aignan (NDA), qui s’est déclaré candidat pour les élections régionales de décembre prochain, cherche à promouvoir ses listes Debout la France. Il mise pour cela sur le recrutement de personnalités venues d’horizons différents, qui intégreront ses listes en décembre prochain.

Plusieurs d’entre-elles ont officialisé leur ralliement cette semaine. Elu d’opposition au Coudray-Montceaux et ancien cadre national de CPNT (Chasse, pêche, nature tradition), Yannick Villardier est l’une d’elles. Auparavant soutien de Nicolas Sarkozy, il se dit aujourd’hui « en rupture » avec ce qu’il considère être « le rouleau compresseur Dassault » en Essonne. Il a rejoint il y a quelques mois le parti de NDA sur les thématiques de la ruralité, afin dit-il « de mettre un coup de pied dans la fourmilière ».

Franck Sailleau vient pour sa part du Front national. Propulsé candidat bleu marine aux dernières municipales à Ballancourt, il a depuis rompu avec le parti frontiste, et a rejoint le mouvement de Dupont-Aignan. « Ce parti m’a mis en selle, je ne crache pas dans la soupe, mais après de nombreuses réflexions sur la qualité des gens qui le compose, j’en suis arrivé à la conclusion que le FN n’est pas capable de rassembler les Français » argumente-t-il, citant le « profond amateurisme » du parti et de ses cadres et des débats « inexistants » en interne : « malheureusement, le FN s’apparente au Mac Do de la politique ».

NDA se voit devant Pécresse

Autre parcours, celui de Raymond Raphaël, venu de l’UMP et ancien candidat de la droite à Orsay. Celui-ci met en avant son expérience de « cadre en grandes entreprises » et indique n’avoir jamais voulu « vivre de la politique ». L’élu orcéen explique qu’au sein de l’UMP « on m’a demandé de rentrer dans le moule, Georges Tron aimait que les gens viennent lui manger dans la main ». Ce qui justifie selon lui fait qu’il ait claqué la porte du parti, avant de rejoindre NDA, « pour sa sincérité, son honnêteté, son courage ».

Le maire de Yerres et député de l’Essonne insiste pour sa part sur la diversité des personnes qui le rejoignent. « Nous avons le maire (Divers droite) Pascal Simonnot de Moigny-sur-Ecole, ou encore Martine Boulay, qui est adjointe à Montgeron » se réjouit-il, tout en se montrant ambitieux : « la question sera de savoir si on sera devant Pécresse ». Et si il considère certains de ses adversaires comme « respectables », en citant la candidate LR-UDI, il affirme que ses rivaux de droite « fréquentent des gens infréquentables ». NDA se propose ainsi d’incarner « l’alternative », tout en ajoutant, « mais je ne le ferai pas seul ».