Ce n’est pas une hallucination collective : un poney peint en rose a fait son apparition dans les rues du vieux Corbeil. Il s’agit d’une performance du collectif Epectase, en résidence à Corbeil-Essonnes dans le cadre du festival L’Oeil urbain.

Le poney a déambulé notamment sur la place du marché (LS/EI)

Le poney a déambulé notamment sur la place du marché (LS/EI)

Certains Corbeil-Essonnois restés en ville en ce mois d’août ont cru en une surprenante vision : un poney rose se baladant en ville, chevauché par un homme torse nu drapé d’une écharpe tricolore et d’une couronne. C’était pourtant bien réel. Deux artistes appartenant au collectif Epectase se mettent en scène en cet été, dans le cadre de leur travail artistique et photographique pour leur résidence de L’Oeil urbain.

« Ils sont là toute la semaine jusqu’à ce week-end, puis reviendront en septembre » explique Lionel Antoni, le directeur artistique de ce festival photo qui a maintenant trois ans. Epectase continuera à se mouvoir dans l’environnement de la ville jusqu’à la fin de l’année, et les artistes ne manqueront pas à ces occasions de se faire remarquer. Car il est sûr que « c’était très voyant, un poney rose ça interpelle, ils ont pas mal d’autres séries à venir » confie Lionel Antoni.

Contrairement à des travaux photographiques plus documentaires, Epectase se situe plus dans l’art contemporain. « Le collectif utilise le médium photographique, de manière complètement ‘dadaique’, c’est un travail très décalé » résume le créateur de L’Oeil urbain. Peint à l’éosine, le poney venait de Normandie, « et il n’a pas été maltraité » rassure t-on du côté des organisateurs.