L’élection du nouveau Président de Conseil général sonne la fin des cantonales en Essonne. Hier après-midi, le socialiste Jérôme Guedj a pris les rênes du département.

« Ce n’est pas une page qui se tourne, mais une nouvelle histoire qui commence », nous confie une militante socialiste, venue assister à l’élection de Jérôme Guedj (PS), à la présidence du Conseil général de l’Essonne. L’élu du canton de Massy-Est a succédé à Michel Berson (PS) hier après-midi. L’ancien président du Conseil général était en poste depuis 1998.

« J’entends être un président militant »

L’assemblée départementale était au grand complet – à l’exception du socialiste Thierry Mandon, rival malheureux dans le vote interne du PS (lire notre article) –  pour élire son nouveau Président. « Je demande à Jérôme Guedj de bien vouloir prendre sa place » déclarait Clothilde Buffone, la doyenne de l’assemblée et nouvelle conseillère générale du canton de Saint-Michel-sur-Orge, suite à la démission de Jean-Loup Englander (Divers Gauche). Jérôme Guedj a été élu président du Conseil général de l’Essonne avec 25 voix sur 42.

Le nouvel édile du Conseil général entend être un président militant, pour « promouvoir notre département, pour défendre ses intérêts » et « être aux côtés de ceux qui luttent comme de ceux qui innovent ». Un nouveau style de présidence qui se définit par « la démocratie jusqu’au bout », en souhaitant que la commission des finances soit présidée par un élu issu des rangs de l’opposition. « Vous pourrez ainsi jouer pleinement votre rôle de proposition, de contestation et de vigilance » lance t-il en direction de la droite départementale.

Le Président Guedj souhaite aller encore plus loin, « en permettant à nos concitoyens de nous interpeller au travers de référendums d’initiative citoyenne ». Une « innovation » qu’il « propose de mettre en œuvre sans tarder ». Dans le même esprit, il entend « travailler à assurer une meilleure présence territoriale » en mettant en place des conseils cantonaux, « une instance de dialogue » pour « mieux connaître les besoins et aspirations » des Essonniens.

Pour l’accompagner dans sa nouvelle fonction, Jérôme Guedj est secondé par douze vice-présidents (lire notre article).