Alors que le projet de renouveau économique de la base aérienne piétine, les collectivités concernées par le projet viennent de prolonger d’un an minimum le CRSD (Contrat de Redynamisation du Site de Défense) afin de poursuivre les actions engagées et attirer de nouvelles subventions.

Les premiers coups de pioches se font attendre sur la base aérienne de Brétigny-sur-Orge. Promise à un bel avenir en 2012 avec la signature du Contrat de Redynamisation du Site de Défense, la « BA 217 » n’est toujours pas occupée. Start-up, grandes entreprises, producteurs spécialisés en maraîchage bio et autre cluster drone ne s’installeront que lorsque l’État signera l’acte de rétrocession des terrains de la base aérienne aux collectivités concernées par le projet. Trois ans après la signature du CRCD, les acteurs du projet commencent à perdre patience, à commencer par les entreprises qui doivent s’implanter sur le territoire. Deux d’entre elles auraient déjà jeté l’éponge selon Sylvain Tanguy, maire du Plessis-Pâté. « L’État veut absolument cadrer le dossier et cela traîne. Du coup, les entreprises souhaitent partir, car elles attendent depuis trop longtemps », confiait-il le fin juin.

Pour regagner la confiance des différents acteurs du projet et affirmer leur envie de voir la reconversion de la BA 217 aboutir, les collectivités rassemblées autour du projet ont signé jeudi 2 juillet un avenant pour la reconduction du CRSD pour une durée d’un an minimum. Par cet acte, l’agglomération du Val d’Orge, la communauté de communes du Val d’Essonne, les villes de Brétigny-sur-Orge, du Plessis-Pâté, de Leudeville et de Vert-le-Grand espèrent ainsi accélérer le processus de rétrocession des terrains de l’ancienne base aérienne de Brétigny et obtenir de nouvelles subventions pour son renouveau économique.