Ce dimanche 21 juin à 19h45, le Balto Parranda se produira sur la scène du Plan à Ris-Orangis pour célébrer la fête de la musique. À cette occasion, Essonne Info s’est entretenu avec quelques-uns de ses membres pour en savoir un peu plus sur le parcours du groupe, originaire de Corbeil-Essonnes.

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Ils sont nés de « l’amour de la scène ». Il y a un peu moins d’une dizaine d’années, six jeunes lycéens écument les salles de concert et s’inspirent de ceux qu’ils voient « mettre le feu sur scène ». Ils se lancent alors progressivement dans la musique, jouent dans les caves de leurs copains et décident finalement il y a quatre ans de monter un groupe.

Baptisé « Balto Parranda » en l’honneur d’un morceau de Gogol Bordello (Parranda) et des petits bars populaires où l’on aime faire la fête (balto), le groupe essonnien s’est forgé un style bien particulier. Mélange entre le gypsy punk, le ska, le reggae ou encore le rock alternatif, la musique du Balto Parranda fait aujourd’hui figure de véritable OVNI dans le paysage musical. « Chacun d’entre nous a vraiment un amour musical en lui qui est spécifique. Par exemple, j’écoute du hip-hop ou du reggae, Thomas aime le bon vieux hard rock des années 80/90, Pierre la musique gypsy. Du coup, on prend des petits bouts de chacun ce que chacun écoute, et on les assemble », explique Léo, chanteur du groupe.

Véritable cocktail explosif sur scène, le Balto Parranda ne manque d’ailleurs pas d’énergie lorsqu’il s’agit d’« envoyer du pâté ». « Chaque fois qu’on monte sur scène, il y a un coté match de boxe. On va tout donner et si en face ça donne tout, on va jusqu’au bout. Aujourd’hui, on a tout de même appris à calmer les coups, mais ce qu’on veut, c’est envoyer de la bonne humeur et du bonheur », explique le chanteur. Sur son parcours, le Balto Parranda a d’ailleurs eu la chance de transmettre cette énergie et cette envie sur la scène du festival Emerganza Copenhague en 2012 ainsi qu’au Karlsoy festival en Norvège en 2013.

Au retour de ces expériences internationales, le Balto Parranda s’est lancé dans l’écriture d’un premier EP composés de cinq titres,  il y a tout juste un an. Le message se veut alors tant politique que musical : « Notre premier EP, c’est un peu le fer de lance de Balto Parranda, c’est notre bible. Ce qu’on prêche, c’est la liberté dans la fête. Souvent, quand on fait de la musique festive, les gens pensent qu’on aime la bière et les copains. Mais nous, on fait de la musique festive quasi-politique. C’est-à-dire qu’il faut se battre pour la fête, surtout dans le contexte actuel, où des festivals ferment, où plus personne ne donne de sous à la culture. C’est important de le défendre ce petit bout de terrain qui est à nous, la musique », déclare Léo, animateur sur Corbeil-Essonnes.

Très investi pour cette cause, le groupe a même récemment rendu un hommage sur leur page Facebook au Potager du Rock, un festival qui disparaît cette année où ils ont joué l’an dernier. « Le Potager du Rock fait partie des festivals qui s’éteignent cette année et c’est dommage, c’était un festival génial. On est en train de tuer toute une vie culturelle, et ce n’est pas les promesses qui ont été faites », déplore Pierre, guitariste du groupe aux influences gypsy.

Alors que leur premier EP est sorti il y a tout juste un mois, le  Balto Parranda prépare déjà un deuxième EP aux allures toujours aussi festives dont la sortie est prévue l’année prochaine. En attendant, venez les découvrir ce dimanche 21 juin sur la scène du Plan à Ris-Orangis à 19h45.