Le groupe essonnien de « Fatfuzz », qui offrira un concert à Brétigny pour la Fête de la musique, ne ressemble à aucun autre. Nouvel EP, BD en préparation et tournée à venir cet été… embarquez pour la planète Noflipe.

« Un mélange des Beastie boys, de Parliament et de Robert de Niro. » Les membres de Noflipe sont les inventeurs du « fatfuzz », et c’est ainsi qu’ils qualifient leur univers musical. Pour avoir une idée de ce à quoi ça ressemble, prenez un peu de punk, de rock, de rap, ajoutez une pincée de groove… et mélangez bien. « On avait envie de faire de la fusion, sans aucune limite », décrit Pew, l’un des deux chanteurs. C’est lui qui, avec son frère jumeau Flush, écrit et rappe les textes du groupe. Toujours en anglais, une langue « qui va droit au but, plus percutante » que le français, qui « ne nous convenait pas très bien. »

Et ce qui caractérise Noflipe, c’est qu’ils ne rentrent pas dans une « logique rap » : leur musique accorde une grande place au second degré et aux instants de vie. « Un univers avec un pied dans la réalité », explique Natch, le guitariste. D’une imagination sans limite (il faut voir les costumes que chaque musicien s’est confectionné), le groupe Noflipe a une créativité bien à lui. Leur monde, ce sont des lieux et des histoires à part, qui mêlent fiction et instants de vie.

Le groupe est né il y a cinq ans, entre Palaiseau, Villebon-sur-Yvette et Orsay. Ses membres, Pew, Flush, Natch, Doctor E, S-Low, Rudy Tiger et Tok-Toc, sont arrivés au fur et à mesure. Autodidactes, formés au jazz ou issus du punk-rock, chacun a un parcours différent. « On s’est construit au compte-goutte », précise Pew. Depuis, le succès a dépassé les frontières de l’Essonne et les concerts s’enchaînent un peu partout en France.

Entre temps, il y a deux semaines, le groupe a sorti son deuxième EP, « Lost in Dulltown », disponible sur les plateformes comme Deezer ou Spotify. Cet EP est accompagné de planches dessinées retraçant l’univers qui entoure le monde des personnages créés autour des membres du groupe. A long terme, Noflipe espère sortir un premier tome de leur BD, après validation de son scénario. Ce dernier a été imaginé par les membres du groupe, qui se sont pour l’occasion entourés de quelques illustrateurs. « Le visuel est important pour nous, car c’est vrai que tout le monde ne comprend pas nos paroles. L’image correspond à la recherche qu’on a dans la musique », décrivent les artistes. Un travail sur l’image que le groupe revendique depuis ses débuts, et qui est confirmé par ses clips, riches visuellement et bourrés d’énergie. Il suffit de voir la première vidéo extraite de « Lost in Dulltown », « Do you see what you get », mais aussi le clip « Noflipe », réalisé avec des professionnels… Une démarche artistique qui n’est pas anodine, pour le groupe.


Noflipe, « Noflipe »


Noflipe, « Do you see waht you get »

Sur scène, le tourbillon Noflipe embarque le public pour un vrai voyage de sons punk, rap et jazzy. Une vraie énergie y est déployée. Difficile de rester en place ! La tournée « Lost in Dulltown tour », prévue cet été, est donc à ne pas manquer. En attendant, il est possible de voir Noflipe lors de la Fête de la musique de Brétigny, au Rack’am.

Ils seront accompagnés par Collectif 13 (qui compte notamment Guizmo de Tryo, Mourad de La Rue Ketanou, Gari des Massilia Sound System, Gerome Briard du Pied de la Pompe, Fred Mariolle de No One Is Innocent…), de Jahan et des Riddimers, et par les élèves de l’école de musique de Brétigny.