Le Québec vote : Les Québécois se rendent aux urnes pour les élections générales de la province.

MONTRÉAL – Les Québécois se sont rendus aux urnes lundi après une campagne électorale provinciale de cinq semaines dominée par des questions telles que l’immigration, l’environnement et l’augmentation du coût de la vie.

Les sondages d’opinion suggèrent que le chef de la Coalition Avenir Québec, François Legault, est en passe d’obtenir une deuxième majorité, avec un soutien supérieur de plus de 20 points de pourcentage à celui de son plus proche rival.

M. Legault fait face à un peloton de tête composé des Libéraux du Québec, de Québec solidaire, du Parti Québécois et du Parti conservateur du Québec, qui obtiennent tous des résultats dans les dix pour cent.

Les chefs de parti ont passé le week-end à sillonner la province pour faire un dernier discours aux électeurs indécis et s’assurer que les partisans de leur parti se rendent aux urnes lors de l’élection générale.

M. Legault a voté par anticipation la semaine dernière, tandis que les autres chefs de parti ont voté lundi et attendront les résultats après la fermeture des bureaux de vote à 20 heures.

Le chef de la CAQ s’est adressé à un groupe de partisans au siège local de son parti à Québec lundi, allant au-delà du message habituel pour faire sortir le vote. M. Legault a parlé de ses priorités s’il est élu pour un deuxième mandat et a fait référence à des moments de la campagne où les questions de l’immigration et de la défense de la langue française ont été au premier plan.

Le chef du PQ, Paul St-Pierre Plamondon, a lancé un appel au vote après avoir déposé son propre bulletin dans la circonscription montréalaise de Camille-Laurin. « C’est une valeur fondamentale de s’exprimer par le vote », a-t-il dit. « C’est rare, une fois tous les quatre ans, ce n’est pas beaucoup ».

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Dominique Anglade a tenu un discours similaire en votant dans sa circonscription montréalaise de Saint-Henri-Sainte-Anne, où les analystes prévoient une course serrée. « Nous avons chacun livré notre campagne, mais maintenant c’est au tour des Québécois d’être entendus », a-t-elle déclaré.

Gabriel Nadeau-Dubois, co-porte-parole de Québec solidaire, a voté dans la circonscription montréalaise de Gouin, tandis que le chef conservateur Éric Duhaime a voté à Chauveau, au nord de Québec. « J’espère que le taux de participation aujourd’hui va être très élevé », a déclaré Duhaime, qui espère une percée après que les conservateurs ont obtenu moins de deux pour cent du vote populaire en 2018.

Au moment de la pause estivale de l’Assemblée législative, la CAQ avait 76 sièges, tandis que les libéraux en avaient 27, Québec solidaire en avait 10 et le Parti québécois en avait sept. Le Parti conservateur du Québec détenait un siège et il y avait quatre indépendants.

La victoire de Legault aux élections provinciales de 2018 a marqué le début d’une nouvelle ère dans la politique québécoise après près de 50 ans de bipartisme fédéraliste contre séparatiste.

Cette fois-ci, Legault est le titulaire et offre la continuité plutôt que le changement.

Avec le slogan de campagne « Continuez ! », le chef de la Coalition Avenir Québec a promis de réduire les impôts, d’augmenter les prestations aux aînés et de lutter contre la hausse du coût de la vie. Mais M. Legault a été critiqué pour ses commentaires controversés sur l’immigration, et ses rivaux l’ont accusé de ne pas se préoccuper suffisamment des changements climatiques.

Selon les experts, même si une victoire de M. Legault serait une surprise, il y a encore beaucoup de choses à surveiller le soir de l’élection. Cela inclut le sort des libéraux du Québec, autrefois dominants, et du Parti Québécois, qui se battent pour conserver leur soutien dans des circonscriptions qu’ils considéraient autrefois comme des bastions. Québec solidaire espère que sa popularité auprès des jeunes électeurs se traduira par une augmentation du nombre de sièges.

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Avec des courses serrées à deux ou trois voies dans plusieurs circonscriptions, la participation des électeurs pourrait s’avérer cruciale. Le taux de participation aux dernières élections provinciales du Québec en 2018 était de 66,45 %, soit une baisse de près de cinq points de pourcentage par rapport à l’élection précédente.

Ce reportage de la EssonneInfo a été publié pour la première fois le 3 octobre 2022.

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