La Cour de cassation confirme ainsi la décision de la Cour d’appel de Paris, qui avait en décembre dernier infirmé le non-lieu dont le maire de Draveil avait bénéficié en décembre 2013.

Rappel des faits : en 2011, Georges Tron fait l’objet d’un dépôt de plaintes pour viols et agressions sexuelles de la part de deux de ses anciennes employées à la mairie de Draveil. Mais le tribunal d’Évry, après enquête, estime n’avoir pas assez d’éléments à charge contre l’élu pour continuer les poursuites. Après ce non-lieu, la Cour d’appel de Paris est sollicitée, et ordonne le renvoi aux Assises de Georges Tron, pointant du doigt la crédibilité des déclarations des plaignantes face à la défense de l’élu UMP. Juste après l’annonce, ce dernier déclare qu’il se pourvoie en Cour de cassation.

Le Monde précise aussi ce vendredi que l’« une de ses anciennes adjointes à la municipalité, Brigitte Gruel, comparaîtra également. Elle est accusée de viol sur l’une des deux plaignantes, de complicité de viol sur l’autre, et d’agressions sexuelles aggravées. » Georges Tron a quant à lui toujours affirmé son innocence dans cette affaire et évoqué un complot de la part de ses opposants politiques. Malgré sa démission du gouvernement en 2011, il a été réélu sans peine à la mairie de Draveil en 2014 et plus récemment, aux départementales, où son binôme a atteint les 61.74 % au second tour.