La droite a évité le clash pour la séance d’installation du nouveau Conseil départemental. Georges Tron a laissé François Durovray prendre la présidence. Non sans se faire remarquer pendant la séance.

Conseil départemental

Les caméras s’étaient déplacées en nombre pour suivre l’élection du président du Conseil départemental de l’Essonne. Il faut dire que l’Essonne fait parler d’elle depuis le début de semaine, avec le choix de Georges Tron de contester l’accession à la présidence de son rival François Durovray (lire notre article). Chacun se demandait ce qu’il en serait de cette journée de prise de fonction de la nouvelle majorité. Et les observateurs en tous genres se sont pressés à l’assemblée départementale pour vivre ce moment.

Les choses se sont finalement réglées quelques heures avant l’intronisation des nouveaux élus. Jeudi matin, François Durovray et Georges Tron se retrouvent en tête-à-tête, après que ce dernier se soit vu critiquer par les instances nationales de l’UMP sur sa position. C’est lors de cette ultime réunion que le maire de Draveil renonce à briguer la présidence, laissant ainsi le champs libre à son homologue de Montgeron. Il s’assure cependant que ses proches seront bien représentés dans le futur organigramme du Conseil départemental.

Les nouveaux élus, qui se retrouvent pour une séance de travail dans la foulée, apprennent la décision du président de l’UMP 91, qui s’est retiré pour laisser la nouvelle majorité décider du choix de l’équipe qui accompagnera le président Durovray. Ce dernier compose ainsi son exécutif qu’il présentera quelques heures plus tard pour la séance publique, et son accession à la présidence (lire notre article).

François Durovray se présente avec sa majorité pour la séance, mais sans Georges Tron, et sans répondre aux sollicitations. Celui-ci arrive finalement au moment de l’appel des élus, sous les applaudissements ou huées de l’assistance. Pendant la séance, le maire de Draveil fait distribuer un communiqué, rappelant son rôle dans la campagne qui s’est achevée : « j’ai conduit cette majorité à la victoire au nom de l’UMP et de l’UDI, sur la base des valeurs que nous partageons ». Il explique son choix de ne pas briguer la présidence pour « ne pas provoquer une division que [ses] électeurs ne comprendraient pas », regrettant toutefois que « les calomnies et les mensonges ont dissuadé certains de ces nouveaux élus de [lui] accorder leur confiance ».

Calme durant toute la séance, Georges Tron ne prendra la parole que pour répliquer à Jérôme Guedj qui le critique à demi-mots, puis s’échappe au milieu d’une nuée de journalistes et supporters, laissant l’élection des vice-présidents se poursuivre sans lui.