La droite largement majoritaire au sein de la nouvelle Assemblée départementale, elle doit désormais se doter d’un chef de file. Georges Tron et François Durovray passent le grand oral ce lundi auprès de leurs collègues. La présidence se jouerait entre les deux élus, à moins qu’un troisième homme ne soit choisi.

En préfecture d’Evry ce dimanche soir, Georges Tron et François Durovray jouent au chat et à la souris. Chacun savoure sa victoire et partage avec les autres élus et leur staff leurs impressions. Sans se saluer, ils vont néanmoins tour à tour aller à la rencontre des nouveaux élus du département, discuter de longues minutes. Au final, François Durovray quitte les lieux autour de 00h40, et Georges Tron lui emboîte le pas 5 minutes plus tard.

Après une courte nuit, ils se retrouvent dès 11h ce lundi matin. Pour la première réunion des élus de la nouvelle majorité. Au programme de cette rencontre à huis-clos, le choix du chef de file de la nouvelle majorité de droite et de centre-droit. Majoritaires suite à leur victoire ce dimanche (lire notre article), l’UMP et l’UDI vont composer leur équipe qui gouvernera l’Essonne pour les six prochaines années.

Et la lutte fait rage au sein des pontes de la droite essonnienne pour savoir qui présidera l’instance (lire notre article). Les élus attendent ce lundi pour officialiser leur soutien à l’un ou l’autre des candidats. A l’exception de quelques uns qui ne cachent pas leur préférence. « Tron est le meilleur candidat et il sera majoritaire » lâche Jean-Pierre Bechter, nouvellement élu au département.

Jérôme Guedj et Francis Chouat, dimanche soir en Préfecture. (MM/EI)

Jérôme Guedj et Francis Chouat, dimanche soir en Préfecture. (MM/EI)

La gauche met les pieds dans le plat

« Je présenterai demain (ce lundi) ma candidature à la présidence » confirme François Durovray en soirée, qui tient à préciser, sans entrer dans son programme : « je suis un conseiller départemental parmi 30 de la nouvelle majorité », ajoutant qu’il présentera « une méthode, un programme » à ses collègues. « Chaque chose en son temps » évoque d’abord Georges Tron pour parler du troisième tour, avant de se montrer déterminé à convaincre les élus de la nouvelle majorité : « oui, je suis candidat ».

Un duel qui s’annonce serré, à moins que la rivalité ne soit trop grande pour ne finalement pas les départager? C’est ce que croient certains élus de droite, qui envisagent de proposer un troisième homme au cas où un accord n’est pas trouvé. La gauche ne regarde en tout cas pas de manière indifférente ces tractations. Plusieurs responsables ont déjà fait savoir leur préférence pour l’adversaire de Georges Tron. « Je fais un appel à la droite, il y a des élus qui veulent briguer la tête du département qui ne sont pas honorables. C’était le cas avant 1998 avec Xavier Dugoin. J’ai peur que ça soit de nouveau le cas » lance Michel Berson, l’ancien président (PS) de l’instance de 1998 à 2011.