Ce mercredi matin, quatre membres du gouvernements viennent apporter leur soutien à la majorité de gauche au Département. Ils vont à la rencontre des électeurs de Draveil, à la gare de Juvisy pour dénoncer la candidature de Georges Tron.

Georges Tron - Draveil

L’équipe de campagne du président sortant l’annonce en ces termes : « Fleur Pellerin, Myriam El Khomri, Pascale Boistard et Thierry Mandon feront une distribution de tracts en compagnie de Jérôme Guedj, candidat socialiste à la tête du département, pour dénoncer la candidature de Georges Tron, renvoyé aux Assises pour viol ».

Dès 7h30, les usagers essonniens prenant leur RER à Juvisy pourront donc croiser ces ministres. Ils doivent distribuer un document sur les « affaires » qui concernent le maire de Draveil et candidat à la présidence du nouveau Conseil départemental. Une distribution annoncée par le PS en présence d’associations féministes, mais qui se fera finalement entre militants.

Des féministes en soutien?

Un temps annoncé, le collectif Osez le féminisme (OLF) ne participe pas à cette action. « Il y a eu une incompréhension, nous devions participer à un débat » assure Margaux Collet, dirigeante nationale d’OLF et proche de la députée PS Maud Olivier, « finalement cela s’est transformé en action et nous n’y prenons pas part ». L’antenne essonnienne de l’association avait démenti un peu plus tôt soutenir la démarche de la majorité départementale.

OLF 91 qui met par ailleurs son son blog les réponses aux interpellations des candidats au sujet de l’égalité femmes-hommes dans le département. « Nous déplorons que seule la gauche se soit prononcée en faveur des mesures pour l’égalité » précise Margaux Collet. L’association pointe les non réponses des candidats de l’actuelle opposition : « nous sommes attachées à ces politiques et l’absence total d’engagement de la droite sur ces enjeux, dans leurs documents de campagne comme suite à notre interpellation nous inquiète ».

Si les féministes ne s’en prennent pas directement à Georges Tron, le collectif OLF avait interpellé sous forme de lettre ouverte début mars les dirigeants de l’UMP et de l’UDI sur les investitures données au maire de Draveil. « Comment peut-il être candidat malgré des accusations d’agression sexuelle et de viol? » se demandait l’association.